BREXIT

Accord entre Eurotunnel et Londres pour garantir le trafic post-Brexit

La Grande-Bretagne a versé 33 millions de livres (38,4 millions d’euros) à Eurotunnel pour régler un litige sur des contrats passés par Londres avec trois compagnies maritimes concurrentes pour préparer l’éventualité d’un Brexit sans accord.

L’opérateur du tunnel sous la Manche, dont la holding est Getlink, avait attaqué en justice le gouvernement britannique à propos de ces contrats conclus en décembre pour assurer l’approvisionnement en médicaments et d’autres importations vitales. Le procès devait débuter à Londres ce vendredi. La décision britannique avait notamment suscité des critiques car l’une des compagnies n’avait aucun navire. Son contrat a d’ailleurs été résilié par la suite.

Dans un communiqué, le gouvernement britannique a annoncé avoir conclu un accord avec Eurotunnel afin de régler le dossier et de garantir que les passagers et le fret continueraient à circuler par le tunnel sous la Manche après le 29 mars, date prévue de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne.

“L’accord avec Eurotunnel sécurise la capacité de fret supplémentaire du gouvernement, contribuant ainsi à garantir que le National Health Service (le système public de santé, NDLR) dispose de médicaments essentiels en cas de Brexit sans accord”, a déclaré le secrétaire d’Etat aux Transports Chris Grayling. L’accord garantit que le tunnel sous la Manche “reste la voie privilégiée pour le transport de marchandises vitales entre l’UE et le Royaume-Uni”, a souligné l’opérateur dans un communiqué. En 2018, Eurotunnel a transporté 21 millions de passagers, 17 millions de camions, 2,7 millions de voitures et fait transiter 26% des échanges commerciaux entre la Grande-Bretagne et l’UE.

“S’il est décevant qu’Eurotunnel ait choisi d’engager des actions en justice sur les contrats en vigueur pour garantir l’approvisionnement régulier en médicaments essentiels, je suis ravi que cet accord garantisse que le tunnel sous la Manche est prêt pour l’après-Brexit.” “, a expliqué de son côté la porte-parole de la Première ministre Theresa May. “Nous avons décidé de conclure un accord extrajudiciaire afin de garantir que les marchandises essentielles ne seraient pas mises en péril dans un scénario de non-accord. Nous estimions qu’une action en justice aurait mis en péril cette capacité de fret vital supplémentaire ».

(avec agences)

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