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Suppression cotisations heures supplémentaires, quel bénéfice pour le TRM

Dans une interview accordée hier au Journal du Dimanche, le premier ministre Edouard Philippe a présenté les grandes lignes du projet de loi de finances qui sera présenté à la fin du mois de septembre. Outre la suppression de 4500 postes en 2019 dans la fonction publique d’État et la baisse des financements des contrats aidés, figure la suppression des cotisations sur les heures supplémentaires. Au final qui bénéficiera le plus de cette mesure dans le transport routier ? Les patrons ou les salariés ? Explications.

Le premier ministre a été clair : les salariés ne paieront plus de cotisations sur leurs heures supplémentaires, et ce, à partir de septembre 2019 alors que cette mesure était initialement prévue pour 2020. « Cela représentera en moyenne plus de 200 euros supplémentaires par an pour «une personne payée au Smic et la mesure coûtera «2 milliards d’euros » a-t-il précisé. Une aubaine quand on sait que le transport routier a recours aux heures supplémentaires pour ses conducteurs routiers.

Cette fois, donc rien à voir avec la défiscalisation des heures supplémentaires qu’avait instauré Nicolas Sarkozy et qui avait été supprimée par François Hollande provoquant une hausse soudaine des impôts chez les conducteurs routiers, dépassant parfois des augmentations mensuelles de 200 à 300 euros nets. Avec cette nouvelle mesure, seuls les salariés profiteront de la suppression de cotisations sociales des heures supplémentaires. Mais, attention, ils continueront à payer des impôts sur leurs heures supplémentaires. Pour les patrons, des baisses de charges de quatre points sont prévues le 1er octobre 2019 (au lieu du 1er janvier 2019) avec la transformation du CICE, le Crédit d’impôt pour la Compétitivité et l’Emploi.

Autre mesure annoncée : la diminution du financement des contrats aidés. Depuis son arrivée, le gouvernement d’Edouard Philippe a déjà nettement réduit la voilure, avec seulement 200 000 nouveaux contrats aidés budgétés pour 2018, après 320 000 en 2017 et 459 000 en 2016. Pour faire ces arbitrages, le gouvernement a fait le choix d’une politique «qui privilégie (…) la rémunération de l’activité et qui rompt avec l’augmentation indifférenciée des allocations», a expliqué le locataire de Matignon. «C’est par le retour à l’activité et une meilleure rémunération du travail que notre pays sera plus prospère», a-t-il estimé.

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