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Camion autonome : ce que propose la FNTR

Lors d’une réunion vendredi dernier avec Anne-Marie Idrac qui dirige la mission « véhicule autonome », la FNTR a demandé la possibilité d’expérimenter en France les véhicules de transport de marchandises autonomes en logistique urbaine mais également en interurbain. Nous vous dévoilons des extraits de la contribution de la FNTR au document de consultation sur le projet de stratégie nationale de développement du véhicule automatisé. La fédération a tenu à préciser que « les opérateurs n’étaient pas actuellement en demande de tels véhicules. »

Dans un premier temps, la FNTR demande que soient pris en compte aussi les camions longue distance. « Même si le transport de fret et la logistique urbaine sont évoqués, le transport de marchandises interurbain est rarement envisagé. Or, ce segment doit absolument être pris en compte dans la mesure où il est le plus susceptible de faire l’objet d’une expérimentation à court terme » tient à rappeler la fédération patronale.

La FNTR revient sur les deux technologies existantes : le platooning et les véhicules totalement autonomes avec la présence d’un conducteur : « il convient de souligner que l’automatisation actuellement envisagée se situe entre les niveaux 3 et 4. Ce qui suppose la présence d’un conducteur à bord du véhicule pour reprendre le contrôle en cas d’aléa non traitable par le système intégré » précise la fédération.

La FNTR évoque une autre double hypothèse à envisager : « concernant le transport de marchandises, devrait être envisagée l’hypothèse en niveaux 4 et 5 de l’absence totale de conducteur à bord. Cela signifierait que le véhicule est apte à gérer toutes les situations. Pour autant et de manière spécifique au transport de marchandises, une autre hypothèse devrait être envisagée, à savoir le pilotage à distance du véhicule. »

Dans le document de contribution, l’organisation émet l’hypothèse d’une éventuelle adhérence des opérateurs pour les camions autonomes et des principaux avantages qu’ils en tireraient :

Efficacité des flux : un véhicule n’étant plus dépendant de la présence d’un conducteur à bord, il peut rouler sans discontinuer alors qu’aujourd’hui la réglementation impose des temps de conduite maximum, des pauses et un temps de repos maximum. On pourrait même considérer que l’absence de conducteur à bord pourrait accroitre la possibilité de faire rouler des véhicules de nuit.

Efficacité énergétique : la régulation constante de la vitesse, la réduction du nombre de freinages et la diminution du nombre d’arrêts permettra des économies de carburant significatives, ayant pour conséquence moins de rejet de GES.

Efficacité économique : en permettant une optimisation de la productivité des véhicules, les opérateurs pourraient optimiser l’utilisation du parc tant quantitativement que qualitativement.

« La coordination politique et réglementaire envisagée au niveau européen suppose que si d’autres pays d’Europe envisagent une telle expérimentation, la France doit également y participer » conclut la FNTR.

Hervé Rébillon

rebillon@trm24.fr

 

 

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