Économie

CNR : la taxe km impacte le TRM Belge

Selon une étude que vient de publier le CNR, le transport routier de marchandises en Belgique s’améliore depuis deux ans, malgré la taxe kilométrique et ses répercussions sur la trésorerie des entreprises de transport. Elle augmente le prix de revient jusqu’à 12,4%.

La Belgique compte 8 897 entreprises disposant d’une licence de transport, un chiffre en hausse depuis 2013. Le nombre de salariés employés par le secteur du transport et de la logistique avoisine 100 000. L’une des grandes préoccupations des dirigeants d’entreprises de TRM est aujourd’hui le vieillissement des conducteurs professionnels. Selon une enquête réalisée par la FEBETRA, un tiers des conducteurs belges sont en effet âgés de plus de 45 ans.

Avec 30 865 millions de t.km rréalisées, le TRM belge représente 1,7 % du TRM des 28 pays membres de l’UE. Le poids du transport international atteint presque 40 % de son activité totale. Cette particularité s’explique notamment par une forte activité portuaire et des exportations toujours très dynamiques.

Le TRM belge s’érode chaque année depuis une quinzaine d’années. Globalement, entre 2001 et 2016, son activité s’est contractée de plus de 40 %. Si, sur cette période, l’activité du transport national est parvenue à se maintenir, voire même à se redresser depuis 2011, il en est tout autrement pour l’activité du transport international qui a quasiment été divisée par trois en quinze ans. Cette dégradation continue du transport international n’est pas une spécificité belge, mais résulte de nombreux facteurs (concurrence européenne, délocalisations des entreprises, etc.).

L’Institut Transport & Logistique Belgique (ITLB) a calculé l’impact de la taxe kilométrique sur le prix de revient d’un transport sur la base des tarifs officiels. Pour le transport national général, le prix de revient augmente en moyenne de 7,94 %, et de 8,02 % en moyenne pour la messagerie. Cet impact est différent selon la région. Pour les transports effectués au sein de la Région de Bruxelles-Capitale, qui a opté pour une taxation de toutes ses routes, cette augmentation est encore plus forte et atteint 12,4 % en moyenne.

De bons salaires. Le marché du travail belge ne fournit pas suffisamment de conducteurs au secteur du TRM. Cette particularité est, selon les experts, l’une des raisons des niveaux de salaire élevés que pratiquent les entreprises belges, l’objectif étant de séduire les conducteurs originaires des pays voisins, comme la France ou l’Allemagne. En Belgique, les conducteurs sont payés sur la base d’un taux horaire fixé par la convention collective. La semaine de travail est fixée à 38 heures avec des compensations possibles sur la quinzaine, le mois ou le semestre. Il existe un taux horaire minimum officiel pour les heures de conduite. Les heures de disponibilité sont payées à 99 % du taux appliqué pour la conduite.

Lire l’étude CNR sur le TRM Belge dans son intégralité

Source : CNR

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