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Gilets jaunes : les syndicats routiers divisés

Alors que l’on s’attendait à une position commune des organisations syndicales des salariés du transport routier, seule FO Transport appelle à rejoindre le mouvement des gilets jaunes. La FGT CFTC et la CFDT Route ont fait savoir hier qu’elles ne lançaient aucun mot d’ordre de ralliement tout en soutenant le mouvement. La position de la CGT est moins claire, le syndicat appelle à manifester le 1er décembre.

Les représentants des salariés se montrent divisés sur le mouvement citoyen, le patronat de son côté est plus uni en refusant catégoriquement de participer sur le terrain aux actions des gilets jaunes. Les fédérations remettent même en cause leurs existences estimant qu’elles fragilisent leurs entreprises de transport.

Les syndicats ont publié hier des communiqués pour le moins confus. Ils adhèrent aux idées du mouvement tout en excluant le « mode d’expression ». La CFDT Route dit « comprendre et assure de son soutien les ressortissants CFDT de son champ qui se sont inscrits individuellement et pacifiquement dans le mouvement de mécontentement citoyen des gilets jaunes. » La FGT CFTC déclare « laisser ses adhérents se déterminer en tant que citoyens. »

Mais toutes en profitent pour rappeler leurs revendications quitte à menacer le gouvernement. La CFDT Route demande expressément au gouvernement « l’ouverture d’un agenda social notamment de proximité des Transports-Mobilités qui, dans la perspective de la loi d’orientation des mobilités, ne manquera pas de s’inscrire au cœur d’un secteur d’activité en pleine mutation technologique, environnementale et sociétale. »

La CGT Transports a appelé l’ensemble de ses syndicats à “créer les conditions de la participation, la plus large possible, des salariés et des retraités aux initiatives en territoires organisée dès le 1er décembre par les structures de la CGT “mais reste très floue sur sa position vis-à-vis des gilets jaunes.

Seule FO Transport a donc appelé à rejoindre le mouvement citoyen. Même si beaucoup estiment que le choix de Patrice Clos, le secrétaire général, n’est pas un hasard. Il est l’un des trois candidats au poste de secrétaire général à Force ouvrière dont le vote doit avoir lieu aujourd’hui. L’intéressé s’est défendu sur RTL qu’il n’y avait aucun intérêt et aucun lien. « Au regard du mépris et de l’arrogance du gouvernement, la Fédération Nationale des Transports et de la Logistique FO/UNCP n’exclut pas de durcir le mouvement par un appel à la grève de l’ensemble des secteurs qu’elle représente » prévient FO Transports.

En clair, les gilets jaunes devront faire sans les syndicats routiers. A vrai dire, ils n’avaient pas demandé d’appuis politiques ou syndicaux. Ça tombe bien !

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