Économie

Véhicules industriels : le marché sera encore solide en 2019

La présentation hier des résultats 2018 et des perspectives 2019 de l’Observatoire du Véhicule Industriel (OVI) de BNP Paribas Rental Solutions montre des tendances positives pour le TRM. Le directeur de l’OVI, Jean-Michel Mercier, anticipe une baisse globale mais contenue des immatriculations (- 4,6 %) à 51 500 véhicules en 2019 (tracteurs et porteurs). Le TRM est dans une situation financière qui s’est assainie malgré la pénurie de chauffeurs estimée à 25 000 en 2019.

Au moment où les fédérations professionnelles font des propositions concrètes pour être accompagnées par les pouvoirs publics et traverser tant bien que mal la séquence « gilets jaunes », l’étude présentée par l’Observatoire du Véhicule Industriel (OVI) fait apparaître des perspectives plutôt positives sur les marchés du véhicule industriel et du TRM. «Il faut rester prudent car les alertes économiques mondiales et géopolitiques sont aléatoires, explique Jean-Michel Mercier, le directeur de l’OVI. Toutefois, les fondamentaux de l’économie française offre encore des capacités d’investissement malgré une prévision de croissance estimée à + 1,4 % en 2019. Pour le TRM, l’analyse réalisée par le Comité national routier démontre que depuis 2015, le dynamisme des immatriculations n’est plus corrélé aux volumes transportés. »

Cela veut dire que le marché du VI conservera un trend positif en 2019 malgré des immatriculations attendues en baisse de -4,6 % en raison notamment d’un marché tracteur routier à son plus haut, d’un marché porteur dépendant des capacités et délais de livraisons et d’une base de comparaison 2018 revenue à des niveaux élevés.

«51 500 immatriculations sont attendues cette année dont 28 000 pour les tracteurs et 23 500 pour les porteurs », poursuit Jean-Michel Mercier (photo). Il ne faut pas oublier que 2018 reste une superbe année proche des plus hauts de 2008 pour tous les segments d’activité. Non seulement le TRM a pu investir car il a consolidé sa situation financière mais le secteur du BTP a enregistré un trend globalement positif en dépit d’une baisse pour sa composante bâtiment depuis mi 2018. « Les sujets sensibles sont autant réglementaires (paquet mobilité) que sociaux : la pénurie de conducteurs est estimée à 25 000 pour 2019 , fait remarquer le directeur de l’OVI. Il faudra suivre avec attention l’impact des blocages routiers de cette fin d’année 2018 ».

Initiatives en faveur de la transition énergétique. Le marché tracteur dynamise le marché français depuis 4 ans environ, ce qui se confirme avec 27 557 unités (chiffres à fin novembre 2018), un résultat proche des meilleures années 2000 et 2008. La capacité d’endettement retrouvée par le TRM et l’efficacité des véhicules Euro 6 expliquent en grande partie cette performance. En parallèle, le marché de la carrosserie reste au vert. Le marché des porteurs VI carossé progresse sur une année, de 7,3 %. La principale catégorie, les bennes et les véhicules liés au BTP gagne 17, 2 % avec 8 069 véhicules.

Au delà du trend sur les segments, la montée en puissance de la transition énergétique est évidente. La recherche d’un mix énergétique est devenue indispensable même s’il est encore trop tôt pour savoir quelles technologies s’imposeront à moyen terme. « Le marché GNV poursuit sa route à un rythme supérieur aux projections d’origine », résume Jean-Michel Mercier. Les objectifs à 2020 ont été dépassés dès 2018 : + 50 % de points d’avitaillements publics en 2018 (120 stations dont 27 au GNL) et 69 nouveaux points sont annoncés courant 2019. Enfin, la production d’énergie à partir de biomasse (le bio GNV), notamment de gaz renouvelable, est en test. Elle pourrait jouer un rôle important dans le développement de la bio-économie. « Seul bémol, la mise en œuvre des ZFE (Zone à faible émission) va rendre plus difficile l’entrée des gros porteurs dans les grandes villes », conclut le directeur de l’OVI.

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