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Accident de Puisseguin : la justice prononce un non-lieu

Une ordonnance de non-lieu a été rendue par le juge d’instruction dans l’enquête sur l’accident de car de Puisseguin (Gironde), qui avait fait le 23 octobre 2015 43 morts dont le conducteur du poids lourd impliqué. Cette information a été rendue publique par le parquet de Libourne alors que des commémorations ont marqué samedi le sixième anniversaire de l’accident le plus meurtrier survenu en France depuis 1982.

« Le juge d’instruction a rendu le 14 octobre une ordonnance de rejet d’actes et de non-lieu. J’ai interjeté appel », a annoncé le procureur Olivier Kern. Antoine Chambolle, avocat du Collectif des victimes de Puisseguin, partie civile, a également fait appel.

Il y a deux ans le parquet de Libourne avait annoncé la fin de l’instruction précisant à l’époque qu’« il n’y aurait pas de mises en examen ». « Dans son ordonnance, le juge d’instruction retient que des fautes ont été commises, notamment des anormalités avec le semi-remorque, mais que, malgré cela, il n’y a pas de lien de causalité avec l’accident car l’origine est avant tout l’excès de vitesse du conducteur », mort dans l’accident, a détaillé Me Chambolle.

Nous sommes le 23 octobre 2015, il est 7h30. Un camion et sa remorque se déportent pour une raison inconnue sur la gauche d’un virage. Arrive alors un car de retraités venant en sens inverse. Ce dernier s’embrase en moins de trois minutes. Très peu mobiles, les victimes, âgées, avaient été piégées dans le car et avaient péri brûlées vives ou asphyxiées. Le conducteur routier et son enfant qui l’accompagnait sont décédés dans l’incendie du camion.

En 2017, le bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) avait apporté des conclusions dont la préconisation de renforcer les normes de construction des autocars, notamment la tenue des matériaux au feu. Dans son rapport, il attribuait la cause directe de l’accident à une perte de contrôle du poids-lourd entré en collision avec l’autocar. De plus, selon les enquêteurs, le réservoir supplémentaire de gazole du camion n’était pas homologué mais n’a pas été remis en cause dans le rapport. Reste de nombreuses questions comme les raisons exactes de la mise en portefeuille du poids lourds. Pendant des mois, des témoignages indiquaient une remorque défectueuse sans que l’information ne soit confirmée pendant l’enquête.

One Response

  1. C’est peut être la meilleurs solution pour que l’enquête soit confiée à une autre institutions judiciaire!
    Elle pourrait repartir sur de nouvelles bases et sans a priori et en élargissant ses investigations pourrait trouver la véritable origine de l’incendie qui expliquerait pourquoi 41 personnes ont été piégés dans le car !

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