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Enquête DARES : les entreprises de transport partagées sur la reprise de l’activité

Le recours au chômage partiel plus important en mai

La troisième édition de l’enquête Acemo (Activité et conditions d’emploi de la main-d’œuvre) réalisée par la Dares avec l’appui de l’Insee, indique que l’activité reprend fortement dans les entreprises. Cette amélioration est quasi-générale, à l’exception du secteur du transport où les transporteurs restent partagés entre une reprise d’activité et une projection d’ici la fin de l’année.

Parmi les causes de la baisse de l’activité, la perte de débouchés en avril pour 44,5% des entreprises de transport interrogées et en mai pour 50,8%. Cela veut dire qu’en plein début de déconfinement, les transporteurs avaient du mal à finaliser des projets. Le manque de personnel a pesé aussi en mai dans les entreprises du secteur (28,3%).

Surprenant, le recours au chômage partiel chez les transporteurs a été plus important en mai : 83% contre 78% en avril et 68% en mars. Le nombre de salariés au chômage partiel au cours du mois de mai est estimé à 7,8 millions de salariés. 645 735 salariés du transport (tout secteur) et de l’entreposage ont été placés en activité partielle en avril dernier. Les raisons sont économiques avant d’être sanitaires. La plupart des entreprises ont mis leurs salariés au chômage partiel en raison tout d’abord de manque de commandes (53,2% en avril) avant une impossibilité à maintenir l’activité en assurant la sécurité des employés (2,5% en avril). Les mesures de protection individuelle se sont encore renforcées entre avril et mai. La très grande majorité des salariés bénéficient désormais de masques, de gel hydroalcoolique et de mesures de respect des distances. Les gants sont moins répandus (la moitié des salariés en disposent).

Quant à la reprise de l’activité, les avis sont partagés. Un tiers environ répond « être revenu à la normale », un autre tiers indique que « l’activité reprendra d’ici deux à trois mois », et un dernier déclare que « l’activité affectée de manière plus durable ne reviendra pas à la situation antérieure avant la fin de l’année. » Sont cités comme raisons à ce retard de la reprise d’activité : manque de débouchés (37,3%), difficultés à organiser l’activité de manière à respecter la distanciation sociale (34,7%), disponibilité limitée de certains salariés (par exemple pour garde d’enfants) (46,5%).

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