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Etude CNR : le chômage partiel et la prime défiscalisée coûtent aux transporteurs routiers

Une hausse allant jusqu’à 60%

La dernière enquête de la FNTR révélait que 12% des entreprises de transport avaient recours au chômage partiel pour 25 à 49% de leur effectif. Le CNR de son côté démontre, chiffres à l’appui, que ce régime d’activité partielle ainsi que la prime défiscalisée renchérissent le coût horaire des conducteurs (respectivement jusqu’à 5% et 59%). En clair, ces dispositifs coûtent aux transporteurs.

Pour réaliser cette étude, le CNR s’est appuyé sur 3 profils de conducteurs routiers : grand routier (150M), courte distance (138M) et messagerie (110M à 120M). Il a analysé le surcoût de chacune des mesures de régime légal d’indemnisation d’activité partielle et de la prime défiscalisée de pouvoir d’achat, appelée parfois « prime Macron » ou « prime Lemaire ». « La mise en œuvre de ces deux mesures par une entreprise de transport routier de marchandises (TRM) se traduit par un renchérissement du coût horaire d’un conducteur (salaire + cotisations employeurs) » indique le CNR.

Cas d’un conducteur en activité partielle sans compensation salariale, ni autres primes diverses

Le maintien de quelques contributions employeurs complémentaires sur l’indemnité d’activité partielle génère une inflation du coût de personnel de conduite (salaire + cotisations employeurs), rapporté à une heure travaillée. Cette inflation horaire grandit à mesure que le nombre d’heures chômées augmente. Le surcoût horaire enregistré sur le mois d’activité partielle s’échelonne entre +0,4 % et +4,9 %, par rapport à un mois standard de pleine activité. L’augmentation est la plus forte (+4,9%) dans les petites entreprises (jusqu’à 20 salariés). Elle est moins importante pour les conducteurs en messagerie (+3,4%).

Cas d’un conducteur en activité partielle avec versement d’une prime exceptionnelle défiscalisée Covid-19

Le versement d’une prime exceptionnelle défiscalisée se traduit par une augmentation significative du coût conducteur (salaire + cotisations employeurs), rapporté à une heure travaillée. Cette inflation horaire grandit à mesure que le nombre d’heures chômées augmente. Selon l’étude du CNR, le surcoût horaire enregistré sur le mois de versement de cette prime s’échelonne entre +33,7 % et +58,6 %, par rapport à un mois standard de pleine activité. La hausse est la plus importante pour les conducteurs de messagerie travaillant dans une entreprise de petite taille (jusqu’à 19 salariés).

Cas d’un conducteur ayant travaillé à temps plein avec versement d’une prime exceptionnelle défiscalisée Covid-19

Les surcoûts annuels de personnel de conduite peuvent atteindre +1,4 % (avec une prime exceptionnelle de 1 000 €) et +9,2 % (avec une prime exceptionnelle de 2 000 €).

Cas d’un conducteur avec activité partielle et avec maintien de sa rémunération nette

La prime compensatoire de maintien de la rémunération nette du conducteur est à la charge de l’entreprise. L’incidence de cette compensation sur le coût de personnel de conduite rapporté à une heure travaillée, est très dispersée selon le degré d’activité du conducteur. L’inflation horaire grandit à mesure que le nombre d’heures chômées augmente. Dans les exemples présentés, le surcoût horaire enregistré sur le mois d’activité partielle s’échelonne ainsi entre +3,3 % et +36,5 %, par rapport à un mois standard de pleine activité. La hausse est la plus importante pour les conducteurs de messagerie travaillant dans une entreprise de petite taille (jusqu’à 19 salariés).

Télécharger ici l’étude CNR dans son intégralité

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