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Le Transport routier français réitère sa demande d’une suspension du cabotage

Le gouvernement silencieux

Fédérations patronales (OTRE) et syndicats (FO Transport, CFDT Route) réitèrent leur demande au gouvernement de suspendre le cabotage pendant 6 mois, afin de soutenir les transporteurs nationaux. La CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) soutient le secteur dans cette initiative.

Les partenaires sociaux sont sur ce point tous unis, ou presque, réclamant déjà depuis plusieurs semaines au gouvernement de saisir l’Union européenne pour faire valoir une clause de sauvegarde permettant la suspension du cabotage pour une période de six mois. « Il en va de la survie de milliers d’entreprises du TRM français, mais surtout de centaines de milliers d’emplois qui en découlent », souligne le syndicat qui estime dans un communiqué que «depuis le déconfinement, le TRM est le sacrifié de la Covid-19 », en appelant le gouvernement à « intervenir au plus vite ».

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Dans un édito intitulé « Les Français sur la touche, les étrangers sur la route », Philippe Bonneau, secrétaire général de l’OTRE Normandie, dénonce « le silence de l’Etat » et en appelle «encore une (dernière) fois à la responsabilité de ceux qui ont le pouvoir de demander légitimement l’application de la clause de sauvegarde ».

Empêcher une concurrence déloyale

Pour Philippe Bonneau, il s’agit « d’empêcher des entreprises à la main d’œuvre bon marché venues des pays de l’Est de l’Europe ou de la péninsule ibérique, de faire de façon abusive, voire illégalement, du cabotage en France, opérant ainsi une concurrence déloyale par rapport aux entreprises françaises mais aussi en bravant les règles sanitaires. » Concernant l’absence de réponse du gouvernement, il parle de « silence coupable d’abandon d’un secteur d’activité. »

« Le gouvernement doit intervenir au plus vite pour faire cesser le massacre du TRM français qui s’annonce » déclare FO Transport. « Etre essentiel enfin reconnu c’est bien, mais attention » prévient le syndicat, « les salariés du TRM ne crèveront pas sans combattre. »

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