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Ce qu’il faut savoir sur le transport routier polonais

Dans sa dernière étude, le CNR s’est penché sur le transport routier de marchandises en Pologne. Le pays qui se partage la première place avec l’Allemagne des pavillons européens sur l’activité internationale intrigue. Il reste l’un des premiers pays caboteurs de l’Union européenne et réalise, sans surprise, la majorité de ses activités à l’international.

Le transport routier de marchandises polonais reste principalement tourné vers l’international. Son activité internationale représente près de 64 % de l’activité totale du pavillon. Avec une moyenne de plus de 750 kilomètres, les distances moyennes parcourues exprimées en kilomètres confirment le caractère international de longue distance du TRM polonais. Entre 2008 et 2018, on observe un taux de croissance annuel moyen de plus de 8 % pour le TRM international contre près de 4,8 % pour le TRM national.

Le cabotage sous pavillon polonais représente à lui seul près de 5,3 % de l’activité du pavillon en 2018. Le nombre de tonnes-kilomètres réalisé a été multiplié par plus de 17 en 10 ans. L’Allemagne reste le principal pays caboté par la Pologne, suivi par la France. Le cabotage réalisé par le pavillon polonais en Allemagne poursuit sa progression, avec un taux de croissance annuel moyen de près de 50 %/an entre 2008 et 2018. En millions de tonnes-kilomètres, la Pologne se classe première parmi les pays caboteurs de l’Union européenne.

Comme les pays d’Europe occidentale, les transporteurs polonais sont confrontés aux mêmes problèmes comme la pénurie de conducteurs. « Ces derniers privilégient davantage les déplacements internationaux de moyenne distance leur permettant de rentrer chez eux toutes les deux semaines » indique le CNR. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le kilométrage annuel moyen d’un routier polonais diminue, passant de 128 000 km par an en 2017 à 126 400 km par an en 2019.

Les patrons l’ont bien compris et proposent des salaires adaptés pour retenir leurs conducteurs. Ainsi, l’augmentation du salaire minimum de plus de 6 % par an sur deux ans. « Quant à la part variable, elle est dorénavant calculée suivant le nombre de jours passés à l’étranger avec des indemnités de déplacement journalières différentes suivant les pays visités et non plus au kilomètre, en conformité avec la réglementation européenne. Afin de fidéliser cette main d’œuvre, les transporteurs n’hésitent pas à octroyer le montant maximal des indemnités de déplacement journalières » précise l’étude. Au bilan, le coût d’un conducteur sous contrat polonais progresse de + 7,4 %/an en moyenne entre 2017 et 2019, pour un coût total s’établissant à 23 575 €/an en 2019.

Pour attirer la main d’œuvre, les entreprises de transport n’hésitent pas à investir dans les dernières gammes de poids lourds. Le CNR nous révèle ainsi que les transporteurs ont recours à la location financière en full-service qui leur permet de renouveler très régulièrement leur flotte et de proposer des poids lourds récents.

Parcourir l’étude sur le TRM polonais réalisée par le CNR, cliquez ici

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