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eMAG TRANSPORT #5 : Transition énergétique, les transporteurs ont leurs solutions

Les transporteurs sont les premiers à porter la transition énergétique. Ils ont leurs solutions. Dans le dernier eMAG Transport #5 en ligne, la rédaction revient sur les différents projets auxquels participent les entreprises de transports. Des méga-camions (25,25 mètres) aux systèmes plus inédits comme le double-plancher. Extraits du dossier.

Parmi les projets pour réduire le nombre de poids lourds sur les routes : les méga-camions. Les entreprises de transport ont toujours défendu cette idée vieille de nombreuses années. Ils ne sont exploités que dans 18 pays, dont l’Australie, l’Argentine, la Chine, le Mexique, l’Afrique du Sud, les États-Unis et certains pays de l’UE (Espagne, Portugal). La France boude le projet. Les transporteurs y croient pourtant, parfois épaulés par les politiques. Dernièrement, un amendement autorisant des expérimentations de camions éco-combi en France déposé par 7 députés LREM et soutenu par TLF a été rejeté par la commission chargée d’examiner le projet de Loi Climat et Résilience. Le ministère des transports a promis de revoir le principe de méga-camions.

Un projet porté mondialement sauf en France

L’IRU qui représente les transporteurs mondialement les a rebaptisés Eco-trucks. L’organisation défend l’idée de ces méga-camions que l’on appelle aussi écocombis (euro modular system) en Europe, B-Double aux Etats-Unis et en Australie ou encore road-trains. Dans un document qu’elle vient de publier, l’IRU estime que leur utilisation pourrait réduire les émissions de CO2 de plus de 13 milliards de tonnes d’ici 2050. Les membres de l’IRU ont même adopté fin 2020 une position sur ces éco-camions dans le cadre des efforts de l’industrie pour favoriser la décarbonisation. L’IRU a fait ses calculs. Deux Eco-trucks transportent la cargaison de trois camions standard, réduisant instantanément le nombre de camions sur la route. La consommation de carburant par tkm est réduite jusqu’à 35%, améliorant considérablement l’efficacité environnementale et économique du transport routier de marchandises. Un volume de transport de 200 palettes de 600 kilos chacune ne nécessiterait que 3 combinaisons tracteur-semi-remorque (C-dolly) par rapport à six camions standard de 40 tonnes ou 100 véhicules utilitaires légers. Cela pourrait même être réduit à deux combinaisons C-dolly si l’on considère un poids maximum autorisé par camion de 60 tonnes.

Le système de double plancher

D’autres projets qui ne datent pas d’aujourd’hui existent afin de réduire le nombre de poids lourds. Dachser a décidé de réduire son impact environnemental en misant sur plus de chargements et moins de camions sur les routes. Le transporteur optimise l’utilisation de ses capacités de chargement. Depuis 2012, toutes les semi-remorques sont équipées du “système double plancher”, qui permet de transporter de 24 à 33 palettes supplémentaires par camion. D’ici la fin de l’année 2022, plus de 90 % des semi-remorques de Dachser France seront équipées de ce système. Sur les liaisons avec les pays du Maghreb, 95% des semi-remorques utilisées sont de type “Mega- trailer” avec une hauteur intérieure supérieure à la hauteur d’une remorque classique. Cela permet une augmentation de plus de 20% du volume de chargement. Sur les trajets de longue distance, Dachser France utilise des caisses mobiles sur plus d’un tiers de ses lignes, ce qui augmente sa capacité de chargement de plus de 32 %.

Lire dans son intégralité le dossier sur “Transition énergétique, les transporteurs ont (déjà) leurs solutions

One Response

  1. Le double plancher Trouillet le proposait dans les années 80 .

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