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Gefco au cœur d’une affaire d’organisation de prêt irrégulier de main d’œuvre internationale

3 cadres de Gefco ont été placés en garde à vue vendredi. Suite à une enquête de 4 ans, Gefco apparaît comme employeur de 35 conducteurs routiers polonais et slovaques non déclarés. Le groupe serait impliqué dans une organisation de prêt irrégulier de main d’œuvre internationale. Au total, selon France Bleu Besançon qui révèle l’affaire, 10 personnes ont été interpellées. Le préjudice pour l’URSSAF représenterait 800 000 euros sur la période comprise entre 2015 et 2018.

Les faits remontent à 2017. Un simple contrôle routier fait apparaître rapidement des irrégularités de déclarations de conducteurs routiers étrangers. La DREAL transmet alors le dossier au procureur de Vesoul. L’Office central de lutte contre le travail illégal de la gendarmerie s’empare de l’affaire. Une cellule spécialisée composée de 8 personnes est mise en place sur ce dossier désormais international.

Un an plus tard, après des perquisitions, 35 routiers polonais et slovaques sont identifiés comme travaillant illégalement en France. « Ils sont hébergés à Quincey près de Vesoul, dans des bungalows insalubres et dans des conditions indignes » font remarquer les enquêteurs.

L’affaire prend une nouvelle tournure la semaine dernière l’ouverture d’une information judiciaire et avec la mise en examen de deux gérants de sociétés polonaises et slovaques. Rapidement, 3 cadres français régionaux de Gefco Noidans-les-Vesoul, Mulhouse et siège) sont placés en garde à vue. Ils devaient être présentés au juge d’instruction samedi en vue probablement d’une mise en examen.

Selon le procureur de la république de Vesoul, Emmanuel Dupic, qui s’exprimait ce week-end sur France Bleu Besançon, « un entrepreneur de transport de marchandises situé dans le Haut-Rhin, qui a une activité sur tout l’Est de la France, créé quatre sociétés en Europe de l’Est : deux en Pologne et deux en Slovaquie. Les chauffeurs routiers ne sont pas déclarés, ils enchainent les heures avec un coût au kilomètre défiant toute concurrence en France. »

Les enquêteurs veulent savoir si Gefco qui a employé ces conducteurs routiers étaient au courant qu’ils n’étaient pas déclarés.

Gefco que nous avons joint nous a confirmé « qu’un collaborateur et d’anciens collaborateurs du groupe font l’objet d’une procédure judiciaire. A ce stade, Gefco n’entend pas commenter cette affaire. »

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