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Et si l’Elysée sauvait le CFA

Patrice Clos, président du Fongecfa (TRM) et Michel Seyt, président de l’Agecfa (voyageurs), ont été reçu le 24 juillet par le conseiller social de Emmanuel Macron, Pierre André Imbert, pour aborder l’épineux dossier du Congé de Fin d’Activité remis en cause dans la réforme des retraites et étant sur la liste des régimes spéciaux à supprimer. Surprise, le CFA pourrait profiter d’un délai de réflexion, se serait engagé l’Elysée. Explications.

Les deux responsables syndicaux se sont entretenus avec le conseiller social de Emmanuel Macron, Pierre André Imbert. Ils ont tenu à préciser que le CFA ne pouvait être considéré comme un régime spécial, « rappelant qu’il y avait des cotisations salariales et patronales ainsi qu’une aide de l’Etat sur le dispositif ». Ils ont précisé de nouveau que » le CFA contribuait à un départ pour une embauche et que c’était respecté ».

Le conseiller social de Emmanuel Macron, Pierre André Imbert

A sa sortie de l’Elysée, Patrice Clos nous a rapporté qu’il avait exposé les conséquences si le CFA était supprimé : « s’ils prenaient deux ans de plus, pour un départ à la retraite à l’âge pivot de 64 ans, les salariés du CFA, ce serait 7 ans de plus et ils continueraient à cotiser pour ceux qui sont dans le dispositif du CFA. »

Patrice Clos qui est aussi secrétaire général de FO Transport a indiqué qu’une telle mesure (suppression du CFA) allait poser de gros problèmes et que son syndicat ne pouvait pas laisser passer une telle initiative.

« Une lettre de cadrage de mission devrait être formulée fixant un délai supplémentaire pour trouver une solution pour fin 2020 pour une mise en application en 2022 », aurait conclu le conseiller social de l’Elysée.

Même si tout n’est pas réglé, il faut noter que le sujet du CFA a été pris au plus haut niveau de l’Etat. A suivre. Nous verrons demain, dans un prochain article, que ce n’est pas le premier dossier qui échappe à Elisabeth Borne, ministre de l’Ecologie et toujours ministre des transports. Matignon aurait repris la relève sur d’autres sujets. A lire demain sur TRM24.fr

 

3 Responses

  1. j espère par ce que je me vois mal a 64 ans derrière un volant vue que cela fait déjà 30ans que je roule de nuit

    1. Et en plus avec toutes les heures que l’on fait une moyenne de 210h par mois sans compter les dizaines d’heures à attendre dans la cabines

  2. il est inadmissible que le CFA disparaisse , de plus celui qui est en CFA actuellement aura une décote sur l ‘age pivot de 64 Ans . Quelle sera cette décote et surtout quel sera le financement de ce CFA pour faire le différentiel de 62 ans à 64 ans .
    Le CFA prend en charge de 57 ANS à 62ans . Là il y aura un malus pour les deux dernières années .

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