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Journée TLF : la compétitivité, un enjeu crucial pour la logistique

Lors de la Journée de l’Union TLF et TLF Overseas hier à Paris, Eric Hémar, président de l’organisation patronale, a livré ses principaux objectifs qu’il s’est donné pour sa mission à la tête de TLF : devenir compétitif au niveau européen, retrouver l’attractivité des métiers, se préparer aux enjeux environnementaux et mettre en avant l’innovation de la filière. Le président a dévoilé enfin les conclusions du rapport sur la compétitivité dans le secteur remis dernièrement au gouvernement.

En introduction, Eric Hémar, président de TLF, a précisé, comme il l’a indiqué dans son interview à TRM24, les 4 sujets clés qu’il souhaite aborder lors de ses 3 années de présidence : « Notre plan de marche a été mis en place avec le nouveau bureau au sein de notre organisation. Tout d’abord, dans notre métier nous sommes dans une compétitivité européenne. Elle est notre raison d’être et nous sommes assez pauvres en terme d’éléments précis dans ce domaine. Nous devons par exemple analyser le coût au kilomètre ou celui d’un entrepôt logistique par rapport à un allemand. »

Revoir l’interview vidéo d’Eric Hémar, président de TLF

Le président a souhaité par ailleurs une meilleure image du secteur : « notre métier doit retrouver de l’attractivité que nous avons perdue. Les personnes qui y travaillent sont heureuses d’y être. Et pourtant cette attractivité n’est pas perçue à l’extérieur. Enfin, la pression environnementale des mesures gouvernementales va être de plus en plus forte. Nous devons intégrer impérativement cette notion environnementale. Nous devons être capable d’être force de propositions. Nous devons être un secteur innovant, avec notre flexibilité nous pouvons être à la tête de cette innovation. »

Copyright photos : Thibaud Georges

La politique s’est invitée aussi lors de cette Journée TLF. Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, est intervenu via une vidéo : « Je suis un fervent soutien à la logistique. Le poids économique de la logistique et transport est évident. Derrière il y a des plates-formes qui drainent le maximum d’emplois. Je continuerai à être votre avocat. Je dis non à une taxation des entrepôts et non à une écotaxe-régionale qui avait été évoquée dans la région.»

Un premier débat portait sur la compétitivité logistique. Eric Hémar a dévoilé plusieurs axes du rapport sur la compétitivité qu’il a remis fin mai aux ministères de l’Economie et des transports. « Ce qui nous a surpris tout d’abord, ce sont les écarts à partir d’exemples bien précis. On a déplacé le centre logistique de l’Allemagne à la France. Sur nos chaines logistiques, nous avons fait le constat que nous avons plusieurs faiblesses.

En maritime, quand ça vient de Chine et ça arrive en France ou dans le nord de l’Europe, c’est le même prix, en revanche à la sortie du port, les choses se compliquent », évoquant la route et le ferroviaire. Eric Hémar s’est limité à la méthodologie pour établir le rapport sans vraiment en donner le contenu. Il faudra attendre cet été, l’un des deux ministères, de l’Economie ou des Transports, (pas choisi encore) rendra publique le rapport. Patrick Daher, l’un des auteurs, a juste précisé que concernant les préconisations en matière de logistique, ils avaient repris les organisations en Allemagne et aux Pays-Bas, les plus performants en Europe.

Copyright photos : Thibaud Georges

« La norme d’une livraison en 30 minutes a un impact réel. L’optimisation du dernier kilomètre devient de plus en plus majeure qui renvoie à la multiplication des boxs ou encore au camion autonome. De plus en plus, on va nous reprocher de bloquer les centres-villes » a déclaré Jacques Creyssel, « livrer un supermarché et livrer un petit magasin change la donne avec le retour des commerces de proximité. »

Le Brexit qui devrait perturber tant le secteur du transport que celui de la logistique a été largement évoqué lors d’une table ronde dédiée aux enjeux européennes. Hélène Guillemet, sous-directrice du commerce international à la Direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI), a commenté sur le Brexit « Plus le temps passe, plus le brouillard s’épaissit ». Elle a rappelé que 750 recrutements avaient été faits dans les métiers de la douane et autant de personnes formées. De nouvelles infrastructures ont été achevées sur toute la façade maritime. Elle a tenu à préciser que « la France est dans une situation atypique par rapport au Brexit. »

Copyright photos : Thibaud Georges

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