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Conflit Ukraine : la FFC et son président en soutien à la filière

Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie, a réuni la semaine dernière l’ensemble des filières industrielles, pour évaluer les répercussions économiques de la guerre en Ukraine sur les secteurs industriels. La Fédération Française de Carrosserie et son président Patrick Cholton, se sont associés à la PFA qui participait aux échanges.

Les objectifs de la réunion avec la ministre consistaient à identifier les goulets d’étranglement en intrants critiques : métaux, composants, énergies, … Plusieurs échanges avaient eu lieu en amont, échanges auxquels participait la FFC.

« Nous nous trouvons actuellement au cœur d’une spirale inflationniste qui va avoir des conséquences économiques fortes et durables sur nos entreprises. Chacun a pu constater combien les prix augmentent dans tous les secteurs, de l’équipement au produit fini, de l’Automobile au Poids lourd, de l’Industrie au Service. Et ces hausses permanentes se répercutent, en cascade, jusqu’au client final, car nul autre choix n’apparaît » indique la FFC.

Selon la fédération, l’impact direct de la crise est assez limité sur les entreprises de la filière. « Il y a relativement peu de fournisseurs critiques basés en Ukraine ou en Russie pour nos usines en France, contrairement aux Allemands qui sont notamment confrontés à une rupture d’approvisionnement de faisceaux de câbles (fournisseurs en Ukraine) et d’autres composants. Ce qui pourrait poser problème à notre industrie, qui s’approvisionne massivement en Allemagne ».

Les impacts portent essentiellement sur l’approvisionnement en matières premières comme l’aluminium. « Pour les fonderies, la menace principale réside dans l’approvisionnement en aluminium (risque de contre-sanctions russes). L’un des acteurs majeurs de la fonderie sous pression alu s’approvisionne à hauteur de 30 % en Russie. L’aluminium représente une part non négligeable dans la construction automobile et Poids lourd. Le nickel est aussi nécessaire à la fois pour la fabrication des batteries et pour certains aciers spéciaux. La Russie en est le 3ème pays producteur et représente environ 10% du marché.

Autre impact : sur la pénurie de semi-conducteurs. « Il y a un risque de difficultés d’approvisionnement d’intrants nécessaires pour la fabrication de composants électroniques, notamment le palladium, le néon et le gaz C4F6, ce qui pourrait aggraver la pénurie actuelle » commente la FFC.

« Il apparaît très clairement qu’un plan de résilience doit être mis en place. Le premier point touche à la stabilisation des coûts de l’énergie, notamment pour les activités très énergivores comme la forge et la fonderie pour l’automobile ou le véhicule industriel » estime la FFC qui annonce qu’une cellule de crise va être mise en place pour couvrir trois sujets : l’approvisionnement énergétique, les commodités et les métaux critiques et le double sourcing. La FFC demande à ses adhérents de se manifester si besoin.

Hervé Rébillon
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One Response

  1. il faut aider toutes les solutions connues et maîtrisées techniquement qui permettent de diminuer la consommation de gasoil en les promotionnant dans notre réseau et pousser l’ajout de l énergie solaire aujourd’hui anecdotique mais demain incontournable

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