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Les contrôleurs des transports terrestres souhaitent voir valoriser leurs compétences

L’UNSA-SAFACTT présente un projet d’accession à la catégorie A pour les contrôleurs des transports terrestres afin de voir valoriser leurs compétences. La plupart des contrôleurs européens évoluent en catégorie A contrairement à leurs homologues français en catégorie B.

« Il s’agit de valoriser les compétences nécessaires aux agents chargés du contrôle, obtenues après sélection, formation et expérience, et de garder un niveau de service public de qualité quant au rôle de régulateur du champ économique de ce secteur » indique le syndicat dans un communiqué.

L’interaction des différentes réglementations européennes demande une capacité d’analyse très élevée acquise notamment par l’expérience et nécessite une veille juridique constante des textes et règles pénales en vigueur. « C’est avec ce niveau de compétence que les SACDD CTT participent à la régulation des pratiques économiques dans le domaine des transports » ajoute le syndicat.

Au niveau européen, chaque pays est doté d’unités de contrôle semblables. Pour la plupart, les inspecteurs chargés du contrôle, du fait de leur niveau d’expertise, sont reconnus par un statut équivalent à celui de la catégorie A de l’administration française bien qu’ils réalisent les mêmes missions que leurs homologues français qui sont eux agents de catégorie B.

L’UNSA/SAFACTT regrette que « les perspectives d’évolutions de carrière des SACDD CTT sont bloquées à la catégorie B. Par conséquent, un grand nombre de SACDD CTT soucieux de leur avenir professionnel quittent donc ce métier pour d’autres postes ».

La création d’une filière métier « contrôle des transports terrestres », existant sur deux corps que seraient la catégorie B et la catégorie A, s’impose, selon le syndicat. « S’il était nécessaire de le rappeler et pour tenir compte de la portée économique du domaine, plus de 90% des produits manufacturés sont transportés par route avant commercialisation. Seul ce dernier argument suffirait à justifier la protection de ce métier difficile quelques fois, incontournable conformément aux accords européens et indispensable par son expertise » conclut le syndicat.

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