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Les TPE-PME pas très optimistes pour 2024

Selon la 78eme enquête de conjoncture auprès des PME réalisée par Bpifrance Le Lab, en 2023, les TPE-PME connaissent un ralentissement, surtout dans les secteurs du transport, de la construction et du commerce. En revanche, l’Industrie et les Services affichent une dynamique légèrement supérieure à la moyenne. Le secteur du tourisme montre des signes de reprise après avoir été fortement impacté par la crise du Covid.

“L’activité dans le transport marque un coup d’arrêt en 2023”, selon l’enquête. Le solde d’opinion sur l’activité plonge de 48 points sur un an et s’inscrit désormais en territoire négatif (à −4) et sensiblement sous sa moyenne de long terme (+11). Le secteur fait face à un manque de demande, comme en témoigne le bas niveau des carnets de commande (le solde d’opinion afférent chute de 27 points sur un an, à −27). L’emploi ralentit également, le solde d’opinion reculant de 9 points à 0, soit le plus bas niveau sectoriel, 9 points sous sa moyenne de long terme.

La trésorerie se maintient toutefois à un niveau relativement confortable. Le solde d’opinion sur la trésorerie des 6 derniers mois est quasi stable (−1 point sur un an, à −11), à un niveau largement supérieur à sa moyenne de longue période (−21). L’accès aux crédits est par ailleurs toujours souple, aussi bien concernant les crédits de trésorerie (11 % rapportent des difficultés d’accès, après 12 % il y a un an) que les crédits d’investissement (12 % après 13 %).

L’investissement se tasse légèrement. Les TPE-PME sont un peu plus nombreuses en proportion à investir en 2023 qu’en 2022 : 56 % après 54 % mais la proportion reste bien inférieure à celle qui prévalait avant crise (65 % en 2019). Le solde d’opinion sur l’évolution des montants investis perd 5 points sur un an à −2 et s’inscrit désormais sous son niveau moyen de long terme (+1) ; celui sur l’évolution des dépenses d’investissements « verts » progresse en revanche de 5 points à +4. Les TPE-PME des Transports sont beaucoup plus nombreuses qu’il y a 6 mois à citer des obstacles à l’investissement, quels qu’ils soient. En particulier, le coût du crédit et la faiblesse de la demande, les deux principaux obstacles cités, progressent fortement. Ils sont mentionnés par respectivement 73 % et 60 % des dirigeants du secteur (après resp. 59 % et 45 % en mai 2023).

2024 en demi-teinte

Les perspectives pour 2024 sont mal orientées, alors que les carnets de commande resteraient peu garnis (le solde d’opinion sur l’évolution des carnets de commande au cours des 6 prochains mois perd 6 points à −22, contre −3 en moyenne historique). L’indicateur prévisionnel d’activité recule de 11 points sur un an et s’enfonce en territoire négatif (−12), s’écartant significativement de sa moyenne de long terme (+6). En cohérence, le solde d’opinion sur l’évolution future des effectifs enregistre une baisse marquée de 14 points à −8, contre une moyenne historique de +7. Les perspectives d’investissement se dégradent également (−5 points sur un an à −3, soit 8 points sous sa moyenne historique).

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