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Les transporteurs vont poursuivre leurs actions

Des premières actions de transporteurs en colère ont eu lieu comme prévu hier dans le Nord. Des dizaines de poids lourds ont organisé à l’appel de la FNTR Pas-de-Calais et de l’OTRE Hauts-de-France des barrages filtrants à la frontière belge. Il s’agissait de l’acte 1 d’une série d’actions baptisé “les jeudis de la colère du TRM”. L’OTRE nationale a de son côté annoncé une mobilisation le 7 décembre. Avec un objectif commun : protester contre la surtaxation du secteur.

Tout avait commencé à 5 heures hier matin. Une trentaine de camions s’étaient arrêtés sur deux voies de l’A22, à la sortie de Neuville-en-Ferrain au nord de Lille, pour bloquer les poids lourds venant de Belgique. Les barrages filtrants ont été levés vers 10 heures. Le second point d’action se situait à Crespin, près de Valenciennes. Même  scénario : les camions venant de Belgique étaient bloqués sur une dizaine de kilomètres. Sur les deux secteurs, les forces de l’ordre belges ont rapidement mis en place des déviations afin de fluidifier la circulation.

La FNTR Pas-de-Calais et l’OTRE Hauts-de-France à l’initiative de ces premières actions annoncent un acte 2, probablement jeudi prochain à l’occasion de la journée nationale de grève des transports pour poursuivre leur mouvement “les jeudis de la colère du TRM”. Rappelons qu’à cette heure, FO Transport et la CGT Transport ont annoncé rejoindre les autres syndicats dans le mouvement. L’OTRE nationale a de son côté annoncé un mouvement à partir du 7 décembre et les jours suivants sans donner de détails.

Rappel des revendications :

Comme le rappelle l’OTRE dans un communiqué, les transporteurs protestent contre la politique du gouvernement visant à alourdir la fiscalité du carburant professionnel du transport routier de marchandises de 2 € / hl (deux centimes par litre). « Le 25 novembre, les sénateurs ont fait le choix de la cohérence et de la protection des entreprises françaises du secteur en supprimant l’article 19 du Projet de loi de finances 2020 qui avait été adoptée le 19 novembre dernier par la majorité de l’Assemblée nationale sur proposition du gouvernement. De nombreux parlementaires ont compris que cette nouvelle taxe allait, à l’évidence, d’abord épargner les camions étrangers utilisant les infrastructures nationales, ensuite accroître les écarts de compétitivité avec les entreprises européennes et, enfin, favoriser, encore une fois, le dumping social pratiqué par des pavillons low-cost » souligne l’organisation.

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