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Les VUL électriques ont aussi leur place dans la transition énergétique

Selon une étude réalisée par Arval, à l’aube d’une interdiction progressive des véhicules thermiques dans les villes, les Véhicules Utilitaires Légers (VUL) électriques ont leur place dans la transition énergétique à condition de prendre en compte plusieurs critères comme la charge utile et son impact sur l’autonomie ou encore la recharge des véhicules.

« Le VUL est longtemps resté à l’écart des débats sur la transition énergétique. Les temps changent : l’avènement des ZFE-m dans les villes, l’arrêt programmé des moteurs thermiques en 2035, obligent la filière des utilitaires à mener sa révolution à grande vitesse » a déclaré Régis Masera, directeur Arval Mobility Observatory et Consulting Arval France. « Sans oublier le nouveau visage du commerce de proximité́ en centre-ville, l’explosion du e-commerce et les impératifs de livraison pour fidéliser les clients qui rebattent les cartes de la logistique urbaine. La question n’est donc plus de savoir quand il faudra produire des utilitaires « zéro émission » mais comment et à quel prix ».

L’étude menée par la filiale britannique d’Arval est basée sur des tests en conduite réelle de VUL électriques. Elle met en évidence des opportunités à portée de main des gestionnaires et penche en faveur d’une transition vers les VUL électriques.

Le rapport met en avant des conseils pratiques pour accompagner les gestionnaires de parc dans l’intégration de VUL électriques :

  • Choisir le bon VUL : le choix d’un VUL avec moteur à combustion interne impose la prise en compte de certains critères, comme la charge utile. Les VUL électriques n’échappent pas à cette règle : ils doivent disposer de l’autonomie nécessaire à leur usage.
  • Connaître les performances réelles des VUL électriques: pour évaluer les performances des VUL électriques, il est impératif de déterminer l’impact que peut avoir une charge utile plus élevée sur l’autonomie du véhicule (en kilomètres), et ce dans différentes conditions de conduite réelles. L’objectif de cette recherche est de déterminer les performances réelles d’un VUL électrique au poids à vide, en comparaison de l’autonomie fixée par le protocole WLTP, puis d’évaluer l’impact d’une charge utile plus élevée sur l’autonomie du véhicule (en kilomètres). Le test examine également l’effet de la température et le type de trajet.
  • Connaître les spécificités de recharge des véhicules électriques: le réapprovisionnement est une préoccupation pour tous les parcs. Il est impératif de comprendre en quoi le réapprovisionnement est différent pour la recharge des VE afin d’anticiper la transition vers les VUL électriques.
  • Évaluer l’impact des coûts : électrifiés ou non, tous les parcs doivent être évalués en fonction du coût du cycle de vie (CCV), ou du coût total de détention (TCO), soit l’ensemble des coûts liés au véhicule. En effet, seules ces valeurs permettent d’obtenir des comparaisons fidèles et précises.

« Si l’objectif du gestionnaire de parc est simplement de remplacer un véhicule diesel par un VUL électrique comme s’ils étaient interchangeables, ce but est voué à l’échec. Il ne s’agit pas d’intégrer des VUL électriques à tout prix, mais d’adopter une approche d’ensemble du parc automobile pour innover tout en réduisant drastiquement les émissions. Pour ce faire, Arval accompagne ses clients afin qu’ils aient une connaissance approfondie de leur parc » a expliqué Shams-Dine El Mouden, directeur international d’Arval Consulting.

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