Économie

Michelin recule dans son activité poids lourd en 2019

Michelin a publié hier un résultat net en hausse de 4,2% à 1,73 milliard d’euros pour l’année 2019, contre 1,66 milliards d’euros en 2018. Le résultat opérationnel s’établit à 2,69 milliards d’euros (+5,5%), et le chiffre d’affaires progresse de 9,6% à 24,14 milliards d’euros.  

Pour l’activité Poids lourd, le marché, en nombre de pneus neufs, est en recul de 3% à fin décembre 2019, avec un second semestre en ligne avec les tendances du premier semestre.

Le retournement du marché Première monte (-4%) et la chute du marché Remplacement en Amérique du Nord (-13%) n’ont été que partiellement compensés par la croissance du marché Remplacement européen (+3%).

En  Première  monte, le  marché  mondial, en  nombre  de  pneus  neufs,  recule  de  4%  à  fin décembre 2019. Après un premier semestre en retrait de 2%, le marché accélère son recul avec le retournement du marché nord-américain, affichant ainsi une baisse de 6% sur le second semestre. En Europe,la demande Première monte recule de 9% à fin décembre 2019. Après un premier semestre en retrait de 4% fortement pénalisé par la crise turque (-23%) et les incertitudes liées au Brexit (-17% au Royaume-Uni), la baisse s’est accentuée au second semestre (-15%), entrainée par un fort recul de la demande en Allemagne (-32%), mais également en France (-12%) et en Espagne (-19%), alors que le marché turc amorce une stabilisation (-4% sur le secondsemestre).

En Amérique du Nord, dans un environnement économique toujours porteur, le marché de la Première monte, très dynamique sur le premier semestre (+9%), se retourne sur le second semestre (-8%) sur des bases de comparaison très élevées.

En Remplacement, le marché mondial affiche une baisse de 2% en 2019, principalement liée au recul des imports de pneus asiatiques sur le marché Nord-américain, partiellement compensé par un marché européen en légère croissance, portée par le retour des pneus asiatiques. En Europe,le marché est en croissance de 3% sur l’année. Après une baisse de 1% sur le premier semestre, la demande rebondit fortement sur le second semestre (+7%) portée par les imports dans l’ensemble de la zone, en particulier en Europe de l’Ouest où ils bénéficient de bases de comparaison très favorables (mesures anti-dumping mises en place en avril 2018).

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