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Omicron-Transport : les voyageurs plus impactés que les marchandises par les arrêts de travail

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Alors que les arrêts de travail pour Covid se multiplient dans le transport de voyageur et dans la logistique, il semblerait que le transport de marchandises soit pour l’instant épargné. L’absentéisme chez les conducteurs et les personnels d’exploitation ne dépasserait pas les 6%. Le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie organise aujourd’hui, avec Bercy et le ministère des Transports, une réunion des acteurs de la chaîne alimentaire afin de s’assurer de son bon fonctionnement. Les fédérations de transport routier y participent.

Face au nouveau variant Omicron, les arrêts de travail explosent. Selon l’Assurance maladie, fin décembre, le nombre d’arrêts de travail dérogatoires pour les personnes devant s’isoler a été multiplié par plus de 7, passant de 5 763 à 42 541. Ils sont plus nombreux dans certaines régions. Tous les secteurs de l’économie sont impactés. Le transport aussi.

« A ce stade, côté transporteurs ou côté distribution, on n’a identifié aucune difficulté majeure », a déclaré Jean-Marc Rivera, secrétaire général de l’OTRE. Il n’y a « pas de difficultés en approvisionnement », ajoute-t-il, estimant qu’il faudrait vraiment une aggravation soudaine et sérieuse de la situation pour que ça se passe mal. « Les chiffres de l’absentéisme pour les conducteurs et les personnels d’exploitation reste maîtrisé (-6%).  Mais nous suivons avec l’ensemble des acteurs de très près les évolutions car tout peut aller très vite » nous a confié Jean-Marc Rivera.

La cellule de crise composée de transporteurs, de chargeurs et de fédérations du commerce et de la distribution, commerce de gros et l’Etat a été réactivée depuis le début janvier. Elle avait été mise en place dès le début de la crise à l’occasion du premier confinement en mars 2020. « La chaîne logistique apparaît une nouvelle fois bien en place comme elle l’est depuis le début de cette crise et grâce à elle, le pays n’a pas été confronté depuis deux ans à une pénurie sur les produits alimentaires ou de première nécessité » a ajouté le secrétaire général de l’OTRE.

Le transport de voyageurs semble particulièrement touché. Les transports en commun et scolaire doivent se réorganiser. Plus les jours passent, plus les entreprises de transport sont confrontées à de nombreux absentéismes, jusqu’à 35% pour certaines d’entre elles. Face à la pénurie de conducteurs, les cars et les bus restent au parking. Elles n’ont pas de conducteurs de réserve et les « anciens » à qui on faisait appel jusqu’à présent sont jugés trop vulnérables face au COVID. Le ferroviaire et l’aérien ne sont pas épargnés. La SNCF a dû annuler des trains régionaux et nationaux comme le font aussi certaines compagnies aériennes. Ryanair annonce une baisse d’un tiers de ses capacités en janvier.

Cela ressemble donc à un début de « désorganisation de la société » dont craint le Conseil scientifique. Ces absences de travail pourraient se répercuter sur l’approvisionnement d’ici quelques jours. « On fait le point régulièrement avec l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire. Aujourd’hui la situation tient, grâce à l’engagement de l’ensemble de des acteurs », a déclaré le ministre de l’agriculture Julien Denormandie qui a décidé d’organiser ce matin une réunion de travail avec les acteurs de la chaîne alimentaire. Les fédérations de transport routier y sont conviées.

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