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Le Parlement européen vote l’accord sur un système de surveillance des émissions CO2 Poids lourds

Le Parlement européen a voté l’accord sur le système de surveillance des émissions C02 des poids lourds, une étape transitoire et nécessaire avant que ne soit adopté l’accord sur les restrictions des émissions CO2 des camions d’ici 2025 voté le mois dernier en commission européenne. Il prévoit jusqu’à 30% de réductions des émissions de CO2 des camions.

L’accord sur le système de déclaration des émissions C02 des poids lourds a été approuvé hier par 612 voix pour, 56 voix contre et 11 abstentions. Il prévoit qu’à partir de 2020, les autorités compétentes des États membres et les constructeurs de poids lourds devront soumettre une liste de paramètres, tels que la consommation de carburant et les émissions de CO2 pour tous les nouveaux véhicules mis sur le marché. Ce qui n’est pas sans poser de problèmes de protections de données pour les constructeurs qui ne souhaitent pas dévoiler certains aspects techniques sensibles aux concurrents européens voire même asiatiques.

Ainsi à partir de janvier prochain, les Etats membres dont la France devront surveiller et communiquer des informations sur tous les véhicules utilitaires lourds neufs immatriculés pendant l’année tandis que les constructeurs de ces véhicules devront surveiller et communiquer des informations sur les émissions de CO2 et la consommation de carburant de ces véhicules. L’accord voté oblige les constructeurs à calculer ces informations sur la base d’un logiciel de simulation standard. La Commission publiera les données communiquées dans un registre géré par l’Agence européenne pour l’environnement, avec des exceptions pour les informations sensibles.

Prochaine étape l’adoption par le Parlement de l’accord sur les restrictions d’émissions C02 des poids lourds qui avait été déjà voté le mois dernier par la commission européenne. Il prévoit de réduire les émissions de CO2 des camions de l’ordre de 30 % à l’horizon 2030 et de 15 % d’ici à 2025. Un effort deux fois supérieur à ce que préconise l’Association des constructeurs européens d’automobiles (16 % d’ici à 2030 et 7 % en 2025 sur la base des émissions de 2019) mais bien inférieur à ce que demandent par exemple les eurodéputés écologistes : 45 % d’ici à 2030 et 100 % en 2050.

 

 

 

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