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Pénurie de carburant : où est passé le gasoil promis par le gouvernement pour le TRM ?

Comme nous vous l’annoncions dans un précédent article, même si le gouvernement a décidé que le transport routier profiterait des stocks stratégiques, ce sont bien les Préfets qui décident sur le terrain. Entraînant ainsi une disparité des approvisionnements chez les professionnels. En outre, chaque département établit une liste des véhicules prioritaires. Or, TRM24 qui a pu en consulter une dizaine a constaté sur aucune les transports routiers de marchandises.

Seuls les transports dits urgents comme les pompiers ou le SAMU, font partie des professions pouvant réapprovisionner leur utilitaire ou camion. Les véhicules d’entretien des routes, de dépannage routier et les bennes ordures sont autorisés. Mais les poids lourds chargés de réapprovisionner la grande distribution par exemple n’y figurent pas.

En réalité, selon les organisations patronales du transport routier, le ministère des transports a bien donné son feu vert pour que les cuves de transporteurs et des pompes d’AS24 soient réapprovisionnés dans le cadre des stocks stratégiques. Or, les livraisons se font au compte-gouttes selon les régions. Et les transporteurs s’inquiètent de la fin de semaine, craignant de ne pas trouver de carburant.

Les abus continuent. D’après des témoignages, des stations E.Leclerc interdiraient aux camions de venir aux pompes leur étant dédiées. « Une pratique qui doit cesser immédiatement » prévient l’OTRE.

Au final, le transport routier pourrait-il profiter de la liste de professions jugées prioritaires ? Certains départements y pensent face à la situation de la grande distribution dont les retards de livraison se multiplient. Le Pas-de-Calais pourrait être le premier à le faire, le département a déjà intégré dans la liste des VSL et taxi conventionnés. Le département du Nord a étendu la liste des publics prioritaires «pour prendre en compte les professions de santé dont la continuité de service est nécessaire». Ainsi, les ambulanciers, la collecte de transport de sang et d’organes, ou encore les services de soin à domiciles sont concernés. En revanche, l’Essonne, qui avait mis en place un système de files dédiées aux files prioritaires dans une quarantaine de stations du département, a décidé d’y mettre fin face à l’afflux de clients.

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