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Des plateformes numériques, l’OTRE et l’UNOSTRA condamnées à payer 500 000 euros d’amendes pour boycott

Plusieurs sociétés liées au transport routier dont Chronotruck, Fretlink et Everoad et des fédérations comme l’OTRE et l’UNOSTRA devront payer 500 000 euros d’amendes cumulées pour avoir boycotté des plateformes numériques souhaitant optimiser le fonctionnement du secteur, annonce l’Autorité de la concurrence.

B2Pweb et H2P ont été solidairement condamnées à 350 000 euros d’amende, tandis que cinq groupements de transporteurs ont été sanctionnés à hauteur de 9 000 à 50 000 euros. Les syndicats patronaux OTRE et Unostra se sont vu infliger des amendes respectives de 10 000 et 1 000 euros.

Source : Autorité de la concurrence

L’Autorité de la concurrence apporte quelques précisions quant à la nature des amendes : « ces plateformes apparues à partir de 2016 en France permettaient notamment  de mettre directement en relation les clients chargeurs avec des transporteurs, au travers d’une interface en ligne, en utilisant des méthodes de géolocalisation immédiate. Les acteurs sanctionnés s’étaient entendus pour boycotter et appeler leurs adhérents au boycott des nouvelles plateformes numériques d’intermédiation et des logiciels pouvant permettre d’optimiser la réalisation des opérations de transport. »

Saisie par la Répression des fraudes (DGCCRF), l’Autorité a constaté que de juillet 2016 à février 2018, «la bourse de fret B2Pweb, et sa maison mère H2P, les groupements de transporteurs Evolutrans, Astre, Flo, Tred Union et ASTR, ainsi que les syndicats Unostra et, plus tardivement OTRE, ont d’abord décidé d’une stratégie commune visant à bloquer l’entrée et le développement des nouvelles plateformes numériques d’intermédiation et du logiciel de traçabilité Shippeo».

«Chacun des groupements et syndicats professionnels ont ensuite transmis à leurs adhérents respectifs les consignes décidées», parmi lesquelles des incitations à ne pas recourir à ces plateformes, selon l’Autorité de la concurrence, pour laquelle ces pratiques «graves» ont «limité la concurrence et l’innovation». Les conséquences ont néanmoins été limitées, puisque les plateformes numériques se sont tout de même développées, connaissant une «croissance marquée» pendant la période concernée, a remarqué l’Autorité.

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