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57 acteurs du transport et économiques rédigent une note pour promouvoir le bioGNV

Alors que Bruxelles prévoit de réviser le règlement Européen CO2 (UE) 2019/1242 pour les véhicules utilitaires lourds neufs, l’AFGNV a rédigé une note qui plaide pour « comptabiliser les émissions de CO2 des véhicules en analyse de cycle de vie ». L’association souhaite surtout une reconnaissance européenne des biocarburants, et en particulier du bioGNV comme carburant décarboné.

Avec le concours d’associations, de fédérations professionnelles de chargeurs et de transporteurs (FNTR, OTRE, TLF), de collectivités, de syndicats d’Energie et d’acteurs économiques (Total Energies, GRDF, Air Liquide) – 57 signataires – cette note a été envoyée aux autorités françaises pour qu’elles soutiennent cette méthode auprès des institutions européennes, indique dans un communiqué l’AFGNV. Des transporteurs comme Gefco, Breger, Mauffrey, ont signé la note.

Une approche en cycle de vie

Les signataires souhaitent, dans un premier temps, que soit harmoniser l’approche des émissions de CO2 dans toutes les politiques de transport de l’UE en passant d’une approche « du réservoir à la roue » à une approche en cycle de vie plus complète et fondée sur des données scientifiques, comme l’a évalué la Commission européenne dans sa proposition FuelEU for Maritime.

« Reconnu par la directive RED, le biométhane peut être utilisé comme un carburant renouvelable, contribuant à atteindre des niveaux d’émissions de CO2 en analyse en cycle de vie comparables aux émissions des véhicules électriques et à hydrogène » souligne la note qui rappelle par ailleurs que « la Commission Européenne a clairement identifié le potentiel de production de biométhane et fixé un objectif de production de 35 milliards de mètres cubes pour 2030. »

Enfin, les signataires espèrent que les combustibles fossiles soient remplacés progressivement dans l’utilisation des carburants pour la mobilité par des gaz renouvelables et bas carbone et des biocarburants produits de manière durable, comme évalué dans la directive RED.

One Response

  1. Le BioGaz risque d’être très vite perdant en analyse de cycle de vie complet et surtout par rapport à l’electrique. Ça sera certes en décalage de 5 ans ou un peu plus par rapports aux véhicules particuliers électriques imbattables en ACV.
    Mais l’agrocarburant n’est valide que localement lorsqu’il est fait avec des déchets.
    Ca ne peut pas être écologiquement un carburant de masse.

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