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Pourquoi le nouveau service national ne relancera pas les permis poids lourd

Certains pensaient qu’avec le retour du service national voulu par le président Macron, les permis poids lourds seraient revus à la hausse car financé par l’Etat. Au final, les grandes lignes de la version d’un service national universel présentée hier matin en conseil des ministres ne préconisent pas la possibilité de passer son permis poids lourd, sans frais, comme c’était de coutume jusqu’en 2001. Depuis cette date, le nombre de permis PL délivré avait chuté.

L’Etat a tranché : le service national universel, le SNU, se déroulera sur un mois aux alentours de l’âge de 16 ans, avec un volet volontaire par la suite. Le mois de SNU devrait être lancé dès l’été 2019 et aucune trace de formation à la conduite poids lourd dans le projet présenté. Seule la troisième phase, facultative, cette fois, avant 25 ans, d’une durée de trois à douze mois, mentionne des facilités d’accès au permis mais ne précise pas encore s’il s’agit du seul permis automobile ou si le permis poids lourd est concerné.

Nous sommes loin du projet initial de Macron qui prévoyait un service national de durée courte (de trois à six mois), obligatoire et universel, encadré par les armées et la gendarmerie nationale” pour les “jeunes femmes et hommes aptes de toute une classe d’âge”. Selon nos informations, il était offert la possibilité de passer son permis automobile et poids lourd comme dans l’ancienne version.

Lors du service national, en effet, chaque appelé pouvait passer son permis gratuitement pour toutes les catégories : des véhicules légers aux poids-lourds (permis B et C), en plus des formations mécaniques et logistiques. Une législation de 1922 avait décrété ce que l’on appelait le Brevet Militaire valable pour la conduite des véhicules automobiles de l’Armée ou de la Marine. Chaque année, des centaines de permis poids lourds étaient validées. Une fois le service terminé, il suffisait de convertir son permis vert de l’armée en un permis rose par une simple démarche administrative.

Le projet présenté hier et qui sera appliqué dès l’année prochaine prévoit des sanctions en cas de refus de se soumettre au dispositif obligatoire dont l’impossibilité de passer le Code de la route et tout permis dont celui poids lourds. C’est en tout cas ce que suggérait le rapport Ménaouine.

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