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Présidentielles 2022 : la FNTR présente sa feuille de route de 17 propositions

A 3 mois des élections présidentielles, la FNTR publie aujourd’hui 17 propositions pour les 5 prochaines années. De nombreux thèmes sont abordés avec une large place accordée à la transition énergétique. Le social, l’Europe, les plateformes numériques, autant de sujets que la fédération souhaite mettre en avant pour mieux sensibiliser les candidats au secteur.

La fédération entend « peser sur les débats et porter la voix des entreprises du secteur ». Le programme qui se présente sous la forme d’une feuille de route est destiné principalement aux candidats de l’élection présidentielle 2022. Elle invite les politiques à se déplacer dans les prochaines semaines dans les entreprises de transport « afin de mieux comprendre leurs enjeux et ce rôle essentiel qu’elles jouent sur l’activité de notre pays ».

« La crise a démontré, s’il le fallait, le caractère essentiel de notre secteur et l’importance de la maîtrise de nos flux logistiques. Le Transport Routier de Marchandises est un levier non seulement d’activité économique mais il est aussi garant de la cohésion territoriale et un élément fort de notre souveraineté nationale » écrit son président, Jean-Chritsophe Pic, en préface.

Source : FNTR

Accompagner les transporteurs dans la transition énergétique

Sur le plan environnemental, tout en assurant une promotion du mix énergétique, la FNTR souhaite que l’on prenne en compte toute la chaine de production et de distribution des nouvelles énergies. « Ne plus se contenter de mesurer les émissions de CO2 à la sortie du pot d’échappement » mais « pour permettre une meilleure évaluation de l’empreinte carbone des différentes énergies, il faudrait compléter la méthode actuelle de calcul des émissions de CO2 par une approche dite du “puits à la roue” (well to wheel). » Elle souhaite par ailleurs inclure en Crit’air 1 l’ensemble des carburants décarbonnés de 1ère, 2e et 3e génération, évoquant ainsi le B100, le B100 HU et le XTL HVO.

L’autre point important est « d’accompagner financièrement la transition énergétique » dont les investissements annexes souvent oubliés. La fédération préconise de « pérenniser et de renforcer les aides à l’acquisition pour tous les véhicules à énergies alternatives avec des subventions à hauteur de 40% du surcoût et un suramortissement et prêts à taux zéro garantis par l’État sur la durée d’amortissement du véhicule. »

Donner des moyens pour massifier le transport routier de marchandises

La FNTR compte aussi sur une application stricte de la définition de la taxe essieu tout en restant opposée à l’écotaxe. « La (TSVR), dite taxe à l’essieu, a comme finalité le financement d’entretien de la voirie et des infrastructures routières. Cependant, elle s’applique également aujourd’hui aux véhicules qui sont immobilisés. »

Comme elle l’a toujours indiqué, la FNTR ne s’oppose pas au mode ferroviaire mais elle souhaite la mise à niveau des infrastructures pour le fret ferroviaire et le transport combiné, « en particulier en favorisant la norme P400 des semi-remorques de 4m de haut sur le réseau ». « Un levier important de croissance du transport combiné pour certains opérateurs ».

La fédération remet en avant l’idée de pouvoir expérimenter l’Eco-combi 25-25, ce qui permettrait de « réduire les émissions de C02 en massifiant le transport routier de marchandises. » Elle souhaite plus d’harmonisation des réglementations locales en matière de logistique urbaine, avec notamment la création d’une délégation interministérielle à la logistique urbaine.

Parmi les propositions, la FNTR préconise de réguler les plateformes numériques en « interdisant l’auto-entreprenariat dans le transport ». « Il faut soumettre les plateformes digitales d’intermédiation aux mêmes obligations que celles qui pèsent sur les transporteurs, notamment les règles obligatoires en droit du travail et de fiscalité » écrit-elle.

Concernant le volet social, la fédération souhaite la mise en place d’un guichet unique pour tous les titres de transports salariés et véhicules qui « permet des gains de temps pour l’employabilité des salariés et l’activité de l’entreprise. » Elle souhaite baisser les charges et défiscaliser les heures supplémentaires en-deçà d’un certain seuil.

Découvrir dans le détail les 17 propositions de la FNTR

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