Solutions Alternatives

Qu’apporte l’étude sur la décarbonation totale du transport de marchandises d’ici 30 ans

2 scénarios proposés

Une étude réalisée par plusieurs organismes (Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), université Gustave Eiffel, Cired, et EDF R&D) s’intéresse aux solutions pour obtenir un transport de marchandises totalement décarboné en France d’ici 2050. Elle propose deux scénarios, l’un invitant à améliorer les consommations d’énergie des camions, l’autre intégrant les nouveaux modes de production. Qu’apporte finalement cette étude ? Qu’apprend-on de nouveau ? Réponse.

Petit rappel. Les constructeurs européens de poids lourds seront tenus dès 2020 de réduire en moyenne les émissions de CO2 des nouveaux véhicules de 15 % d’ici 2025 et de 30 % d’ici 2030. Mais aucune décarbonation n’est encore inscrite dans les textes européens même si certaines grandes villes ont émis le souhait. Les auteurs de l’étude intitulée « Trajectoires de décarbonation profonde du transport de marchandises » précisent que les deux scénarios de décarbonation proposés tendent à répondre aux ambitions de la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC).

Rendre le camion propre

Le premier scénario repose essentiellement « sur des piliers énergétiques liés à l’amélioration des consommations d’énergie des véhicules et à l’usage exclusif de sources d’énergies décarbonées, et ce malgré une augmentation de la demande de transport de marchandises » précisent les auteurs. En clair, ce que l’on connait déjà : rendre les camions plus propres avec des solutions alternatives au diesel. L’électrique pour les véhicules urbains (courte distance) et le gaz pour les poids lourds (moyenne et longue distance). « Ce segment d’activité pousse également à l’usage de quantités importantes d’agrocarburants liquides et gazeux induisant une pression importante sur le système agroalimentaire et énergétique » souligne le document.

Revoilà le rail

Le second scénario repose sur les évolutions des systèmes de production, de consommation et d’échanges avec à la clé une baisse des tonnages transportées et donc des distances parcourus. L’étude propose, à nouveau, de développer le rail et les plate-formes multimodales nationales inter-connectées. Rien de bien nouveau.

Bref, à la lecture de cette étude d’une quarantaine, peu de solutions nouvelles. Le recours aux solutions alternatives ou au fret ferroviaire n’est pas nouveau. L’étude constate beaucoup et apporte des solutions déjà connues. Elle ne va pas assez loin comme proposer des solutions pour faciliter l’achat d’utilitaires et camions propres ou comme lister les solutions pour développer le rail en complément du transport routier.

Parcourir l’étude dans son intégralité

Hervé Rébillon
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