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Relance du fret ferroviaire : ce que va dire Elisabeth Borne lors de la réunion

Lors de la visite au terminal ferroviaire de la plateforme multimodale de Bonneuil -sur-Marne (94), le 16 avril dernier, le premier ministre Edouard Philippe avait demandé à Elisabeth Borne, la ministre chargée des Transports, de présenter avant fin mai un plan pour la relance du fret ferroviaire. La première réunion a lieu aujourd’hui avec l’ensemble des acteurs concernés (entreprises ferroviaires, représentants des acteurs et clients du fret, organisations syndicales et professionnelles, représentants des associations d’élus et de collectivités, parlementaires, associations environnementales, autorité de régulation, etc.)

Comme nous vous l’avions révélé dans un précédent article, le gouvernement est bien décidé à présenter un plan distinct « bien qu’y contribuant » au « pacte ferroviaire ». Elisabeth Borne doit faire vite, le rapport doit être communiqué à Matignon avant la fin du mois.

Tout est programmé. Le calendrier est serré mais bien réfléchi. Le plan sur le fret ferroviaire devrait être décidé et voter à la fin de la réforme de la SNCF. Et surtout avant que le gouvernement n’annonce dans le cadre de la Loi sur la Mobilité sous quelle forme le transport routier va contribuer au financement des routes. Car, pour le premier ministre, il n’est pas question de froisser voire énerver les cheminots en même temps que les transporteurs et les routiers. Impensable d’avoir une France sans transport.

Que va proposer Elisabeth Borne pour … « relancer le fret ferroviaire ? ». Plusieurs pistes sont envisagées dont un soutien public au transport combiné, un investissement dans les voies fret ou encore la mise à disposition d’itinéraires accessibles aux trains longs. Le gouvernement prévoit aussi une remise à plat des péages ferroviaires, qui aujourd’hui « asphyxient le fret ».

Par ailleurs, la SNCF a annoncé en pleine visite ministérielle du port de Bonneuil-sur-Marne son intention de filialiser sa branche de fret ferroviaire d’ici le 1er semestre 2020. « FRET SNCF sera dotée d’une personnalité juridique propre, et sera détenu à 100 % par le groupe public ferroviaire » a-t-elle précisé.

Reste à savoir si ce plan de relance s’inscrit contre le transport routier ou avec lui (en complémentarité) ? Car, dans une communication postée dernièrement sur son site internet, le gouvernement soulignait que « le fret ferroviaire est une solution d’avenir parce que c’est une solution écologique. Un train représente 50 camions en moins sur les routes ». Le message est clair, il s’agit bien de supprimer ou du moins de diminuer le transport routier de marchandises. Il parle bien d’une « nécessité de la transformation du transport de marchandises. » De quoi mettre de l’huile sur le feu dans le secteur du TRM avant toute annonce d’une possible nouvelle taxe poids lourd. Le gouvernement prend ses responsabilités.

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