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La mort de Roger Poletti

Celui que l’on surnommait la Grande gueule des routiers est parti. Roger Poletti, ancien secrétaire général de la fédération des Transports FO, est décédé vendredi à 79 ans. C’est le syndicat dans un communiqué qui l’a annoncé hier. Le syndicaliste s’était fait connaître lors de la grève des routiers contre le permis à points en 1992.

«C’est avec une grande tristesse et une très vive émotion que la Fédération nationale des transports et de la logistique Force Ouvrière UNCP vous informe du décès, survenu vendredi soir, de notre camarade Roger Poletti, après un dur combat contre la maladie qu’il n’a pas gagné», écrit le secrétaire général de la fédération Patrice Clos. «Ses surnoms ”la grande gueule des routiers” (presse) ou ”le Lino Ventura du transport” (dames) lui collaient à la peau», ajoute-t-il. «Je suis un de ses grands enfants, j’ai grandi avec lui dans le syndicalisme», a indiqué Patrice Clos.

Roger Poletti, bien que patron FO des routiers, n’était pas chauffeur routier. Fils d’un agent RATP membre de la CFTC, il était entré à la RATP en 1964 comme poinçonneur, avant de conduire des rames de métro. Il devient permanent FO en 1974 et accède au poste de secrétaire général de la fédération Force ouvrière des Transports de mai 1991 à janvier 2002. Il s’illustre particulièrement pendant les conflits successifs des routiers (1992 contre le permis à points, 1994, puis 1996-97), s’imposant grâce à sa faconde devant les caméras de télévision avec ses apostrophes au «camarade ministre» Jean-Claude Gayssot (PCF).

«Je crois que je vais engueuler le camarade ministre», lançait-il le 4 novembre 1997 au micro de France Info. Roger Poletti a été fait chevalier de la Légion d’honneur en 2003. Il avait également reçu la médaille du Mérite. Il a occupé de nombreux postes d’administrateur chez FO et était toujours président de l’Union des retraités des transports et de la logistique FO/UNCP.

Roger Poletti était marié et avait trois filles. Ses obsèques seront célébrées le 4 septembre à 10h au cimetière de Périgny-la-Rose (Aube), suivies d’une crémation à Rosières où seule la famille est conviée.

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