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Routes de la soie : Lagarde insiste sur l’écologie

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, s’est exprimée pour la première fois sur le gigantesque projet chinois des nouvelles routes de la soie. A l’ouverture à Pékin du sommet qui lui est consacré, elle a insisté sur l’écologie et la dette.

Le sommet, le deuxième du genre, réunit jusqu’à ce samedi près d’une quarantaine de dirigeants du monde entier autour de ce projet destiné à développer les investissements et les relations commerciales de Pékin avec l’Asie, l’Europe et l’Afrique, et même au-delà. Officiellement baptisé «Initiative ceinture et route», le projet est soupçonné, principalement dans les pays occidentaux, d’être avant tout un moyen pour la Chine de déverser ses excédents sur des pays pauvres, invités à s’endetter auprès des banques chinoises pour construire des infrastructures parfois inutiles.

Tout en se félicitant de l’initiative chinoise, Christine Lagarde a salué le «cadre pour un endettement supportable» que Pékin doit présenter, y voyant «une avancée très bienvenue dans la bonne direction». D’après le ministre chinois des Finances, Liu Kun, cité par la presse officielle, ce cadre invite les institutions financières chinoises et les pays de destination des investissements à améliorer leur gestion de la dette.

Evoquant «une régulation financière saine, des règles transparentes pour l’investissement et l’attention à la pérennité budgétaire», la patronne du Fonds monétaire international s’est réjouie «de l’intérêt croissant de la Chine pour la réussite à long terme des projets liés aux Nouvelles routes de la soie».

Christine Lagarde a salué également «le travail qui démarre maintenant pour faire en sorte que les projets des Nouvelles routes de la soie soient verts, faibles en carbone et durables pour le climat». Intervenant également à l’ouverture du sommet, un haut responsable chinois, Huang Kunming, membre du Bureau politique du Parti communiste au pouvoir, a reconnu que l’initiative des routes de la soie suscitait «des malentendus et des rumeurs sans fondement». Pékin dément que son initiative constitue «un piège de la dette» pour les pays participants, à l’instar du Sri Lanka, qui, incapable d’honorer ses remboursements, a déjà dû céder à Pékin le contrôle d’un port en eau profonde pour 99 ans.

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Hervé Rébillon
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