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Scandale de la rentrée : des cars scolaires restent sans conducteur

La pénurie de conducteurs ne touche pas seulement le transport routier de marchandises, le transport de voyageurs est fortement impacté. Au point que des dizaines de cars scolaires se retrouvent sans conducteur dans plusieurs régions et donc à l’arrêt en pleine rentrée des classes. La FNTV qui lance un cri d’alarme a décidé de prendre les choses en main.

Pas une région n’est pas touchée par le manque impressionnant de conducteurs de cars scolaires. Dans les Pays de la Loire, on recherche pas moins de 700 conducteurs. Et les chiffres sont à quelque chose près dans toutes les régions et départements.

Les raisons de cette pénurie ? La profession sait que c’est un travail à temps partiel (90 heures de travail par mois) qui, le plus souvent, représente un « complément d’activité » et non un salaire complet. En clair, les salaires sont peu élevés (en moyenne 600 euros nets mensuels) donc « le métier n’attire pas » nous a confié un adhérent de la FNTV.

Comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, les transporteurs de voyageurs ont décidé de former eux-mêmes leur main d’œuvre roulante. « Nous recherchons des personnes qui souhaitent compléter leur revenu de base. Il suffit d’avoir 21 ans et un permis B. Et une condition : pouvoir rouler le matin et le soir » nous a-t-il précisé.

Fort heureusement, les ramassages scolaires sont dans l’ensemble peu impactés pour l’heure. Les professionnels redoutent cependant l’hiver avec des arrêts maladies plus importants et personne pour les remplacements. La FNTV qui organise son congrès national le 16 octobre à Paris craint les 10 prochaines années avec des départs en retraite nombreux, la moitié des conducteurs de cars cesseront de travailler.

10 Responses

  1. Le conducteur de car scolaire appelé CPS (CONDUCTEUR en PERIODE SCOLAIRE) est la dernière roue du carrosse, pris en tenaille entre les collectivités publiques et les entreprises de transport de voyageurs qui tirent les prix vers le bas. On lui fait subir ce moins disant en lui proposant un petit contrat sur 180 jours par an de 20 heures par semaine, parfois même moins.
    Le statut de CPS aujourd’hui, c’est un statut de travailleur pauvre , voilà la vérité que les entreprises et les collectivités publiques ne veulent pas entendre, car cela ne fait pas de bonne publicité pour la profession. Effectivement, un CPS gagne autour de 600 euros par mois…
    Une solution serait de créer un véritable statut à part pour les CPS, qui soit réellement en phase avec les responsablités et spécificités inhérentes au métier et d’autre part renforcer l’attractivité du métier qui en a bien besoin. Pas, en faisant de la com’ sur le multi salariat qui ne concerne qu’une petite partie des CPS, car la réalité est qu’il est difficle au vu des horaires coupés, d’avoir un autre job à côté pour vivre dignement.
    Un CPS est un intermittent du transport qui doit avoir un statut particulier et doit être rémunéré durant les périodes de vacances scolaires comme les autres personnels de l’Education. Le CPS subit ces périodes d’inactivité et elles font partie de son activité à part entière. Ne pas les considérées comme inéluctable à l’activité, c’est ne pas considérer les conducteurs comme partie prenante de la chaîne éducative. Bien sur ces coûts seront pris en compte dans les appels d’offres pour financer ce statut. Mais, bien evidemment, on me rétorquera que c’est impossible, que cela engendrera des coûts supplémentaires…Certes, mais l’enjeu aujourd’hui, c’est d’assurer les services scolaires dans le futur.Les temps ont changé, ce n’est plus l’heure de tergiverser car l’urgence est là, ici et maintenant.
    La FNTV et les collectivités publiques commencent à mesurer l’ampleur de la problématique du recrutement et ,de rentée scolaire en rentrée scolaire, la situation s’aggrave jusqu’au jour ou certains services commencent par ne plus pouvoir être assuré faute de conducteurs. C’est en ce moment même que l’on rentre dans le dur.
    Il est grand temps de revoir le statut de CPS à la hauteur des conditions particulières de l’exercice de la profession de Conducteur en Période Scolaire. Sinon, les services ne pourront plus être assurés. Rien de moins.

  2. Le conducteur de car scolaire appelé dans le jargon CPS (CONDUCTEUR en PERIODE SCOLAIRE) est la dernière roue du carosse, pris en tenaille entre les entreprises et les collectivités qui tirent tout vers le bas. On lui fait subir ce moins disant en lui proposant un petit contrat sur 180 jours par an de 20 heures par semaine. Le statut de CPS aujourd’hui, c’est un statut de travailleur pauvre , voilà la vérité que vous ne voulez pas entendre !!! Une solution serait de créer un véritable statut CPS qui soit réellement en phase avec la réalité et attractif. Un CPS est un intermittent du transport qui doit avoir un statut particulier et doit être rémunéré durant les périodes de vacances scolaires comme les autres personnels de l’Education. Le CPS subit ces périodes d’inactivité et elles font partie de son activité à part entière. Ne pas les considérées comme inéluctable à l’activité, c’est ne pas considérer les conducteurs comme partie prenante de la chaîne éducative. Bien sur ces coûts seront pris en compte dans les appels d’offres pour financer ce statut. La FNTV et les collectivités commencent tout juste à s’apercevoir que les entreprises vont galérer comme des dingues pour mettre des conducteurs au volant des cars scolaires dans les prochaines années. Ouvrez les yeux mesdames et messieurs les partenaires sociaux , et créez un statut à la hauteur ,et des responsabilités, et des conditions particulières de l’exercice de la profession de Conducteur en Période Scolaire.

    1. Mr Poirier, nous souhaiterions vous joindre mais impossible d’envoyer un mail sur votre messagerie. Pouvez-vous me contacter ? merci rebillon@trm24.fr

  3. J ai fait se métier pendant de longues années et maintenant que je travaille à la maison je voulais me faire un petit complément de salaire je ne peut plus faire de ramassage scolaire pour cause de fimo fcos à jour

    1. Voir avec les employeurs ils peuvent peut être vous le payer

  4. je suis libre et senior disponible permis D documents a jour alors une proposition a me faire ??

  5. Il me semble que le problème ,de pénurie de conducteur, n’est pas prêt d’être résolu. En effet, à mon avis, tant que nous n’offrirons pas des salaires descends à nos conducteurs, le problème perdurera. Grace au jeu de la concurrence ses dernières années les prix vont à la baisse et la nouvelle vague de transporteurs (gestionnaires, qui n’ont jamais conduit de car ) qui cherche à conquérir des marchés par le prix, n’ont qu’un levier pour équilibrer leur résultats, la masse salariale.
    Par le passé, j’étais le premier a dénoncer la grande distribution, pour ses salaires offerts aux salariés,mais à ce jour je suis malheureusement le premier à les imiter.

  6. Bonjour,
    En tant que responsable d’entreprise depuis de nombreuses années, le problème ne date pas d’aujourd’hui. Avant il y avait l’intermittent scolaire, aujourd’hui, depuis la loi Aubry, il y a le CPS qui à l’époque avait été calqué sur le statut de l’intermittent. Comme son nom l’indique, ce conducteur effectue principalement des transports scolaires et autres activités extra-scolaires, son contrat de travail est lié à la période scolaire. Ce contrat est encadré avec des minima conventionnels négociés entre les organisations syndicales salariales et patronales. L’équilibre est fragile entre la possible rémunération des conducteurs CPS (50% des charges sur cette activité) et le budget sans cesse à la baisse des collectivités organisatrices de transport (acheteur public).
    Oui, il est nécessaire de se poser les bonnes questions, oui il est nécessaire que l’acheteur public décide de payer plus chère une prestation pour que l’entreprise puisse mieux rémunérer ces statuts si particuliers, quitte pour cela que l’acheteur public ait un pouvoir de contrôle.
    Alors qu’auparavant, un conducteur devait conduire les élèves à l’école, aujourd’hui, il doit souffler dans un éthylotest anti-démarrage (excellente mesure), il doit ouvrir le système billétique, il doit ouvrir, si la billétique ne le fait pas, le système GPS de localisation de son véhicule, il doit à chaque service afficher les bonnes informations de N° de service, de destination sur la girouette, il doit faire la police dans le car, il doit, dans certaines région, assurer la garde des enfants car les accompagnateurs ne sont pas toujours présents, il doit faire face aussi à de plus en plus d’incivilité de la part des élèves mais aussi de certains parents, etc. et j’en passe.
    Ce métier est un beau métier, à condition qu’il soit rémunéré à la hauteur des ambitions que notre pays veut donner au futur des transports collectifs et notamment scolaires.
    Nous avons souhaité faire un point avec nos conducteurs, tous ont été sollicités sur la base du volontariat, pour la réalisation de leur propre film selon leur scénario, sans que l’entreprise n’intervienne sauf pour la réalisation pour laquelle ils ont été formé par un réalisateur professionnel. Le résultat est consultable à l’adresse https://www.coopcar.fr/fr/la-cooperative/les-conducteurs-font-leurs-festival
    Bonne journée

  7. Bonjour le nombre d’heures insuffisante y est certainement pour beaucoup.
    Mais l’on peut ajouter un taux horaire très très bas moins de 11 € pour un coefficient 150 en tourisme
    J’ai fait 38 ans dans le transport voyageur et on entend toujours la même rengaine.
    Peut-être faudrait-il penser à augmenter le taux horaire et la
    considération envers les conducteur conducteurs

  8. Outre le cas des CPS c’est pour toutes les categories de conducteurs de cars qu’il faut revoir les conditions de salaire. Certe le problème est plus flagrant pour les conducteurs scolaires car les véhicules restent au garage mais le problème de la pénurie de conducteur se fait sentir à tous les niveaux. Alors messieurs mesdames les décideurs posés vous les bonne questions notamment sur les conditions de travail et de rémunération.

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