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TEMOIGNAGE : « il y a peu d’affrètement en national contrairement au régional » (Alain Saunier)

Sauvé par les niches

Nouveau témoignage d’un transporteur routier. Alain Saunier dirige les transports Saunier et Fils situés à Chevilly, dans le Loiret. La crise du coronavirus impacte en partie son entreprise. Contrairement à l’affrètement en national, le transport en régional se porte encore bien.

Alain a pris la relève après le départ de son père en retraite. Ce dernier avait créé au départ en 1956 une entreprise de travaux agricoles avant qu’elle ne devienne une entreprise de transport à part entière.

« Nous sommes sollicités. J’ai gardé 90% de mon activité. Je fais beaucoup de régional et je paie moins » estime Alain Saunier. « Ceux qui font du national ont perdu des clients car les usines ont fermé. Le plus dur a été la semaine dernière. L’arrêt pour certains a été immédiat et on a du stopper certaines lignes immédiatement sans y être préparés. »

Alain Saunier s’estime sauvé, du moins pour l’instant, grâce à des niches. « J’ai une partie agricole importante avec le transport d’engrais liquide. Je charge aussi des cartons alimentaires et comme les gens doivent se nourrir, c’est une niche qui ne disparaitra pas. En régional, je fais aussi du transport de plants de pomme de terre » ajoute le dirigeant qui avoue cependant avoir perdu un marché, « un client en cosmétique qui a décidé de suspendre les transports pendant 15 jours. » Les entreprises de transport locaux travaillent bien aussi en bennes céréalières « bien que les prix ne sont pas là et les heures d’attente qui pèsent sur l’entreprise. » En revanche, il constate un marché des porteurs qui s’est effondré : « à l’affrètement, il n’y a plus rien. » « Nous sommes fin mars et il faut que je tienne 3 mois. Je limite la casse » nous a déclaré le transporteur.

Les conducteurs privés de sanitaires

Sur ses 20 conducteurs, un s’est arrêté pour garde d’enfant et un second a fait jouer son droit de retrait. L’accueil chez ses clients se passent généralement bien malgré quelques sites qui ne mettent pas à disposition leurs toilettes pour les conducteurs. Il y a aussi des exceptions : « un de mes clients m’a appelé pour me dire qu’il laissait libres ses douches pour mes chauffeurs » nous a déclaré Alain Saunier.

Le transporteur du Loiret s’estime chanceux, son frère qui a une entreprise dans le TP a du fermé. 15 salariés sont au chômage partiel.

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