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Transition énergétique : les filières VUL-VI s’engagent à tripler la part de marché des véhicules électriques d’ici deux ans

Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, Elisabeth Borne, ministre du Travail, Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué chargé des Transports, et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie chargée de l’Industrie, et le Comité stratégique de filière (CSF) Automobile, représenté par son président Luc Chatel, président de la Plateforme automobile (PFA), ont validé aujourd’hui l’avenant du contrat de la filière du CSF automobile. Le gouvernement a décidé par ailleurs d’élargir les bonus pour l’achat d’utilitaires électriques.

Cet avenant ajoute de nouvelles actions ambitieuses et structurantes pour l’automobile mais aussi pour les véhicules industriels. Les filières de véhicules utilitaires légers (VUL) et des véhicules industriels s’engagent ainsi à poursuivre le renforcement de leur offre de véhicules zéro émission et tripler la part de marché des VUL électriques dans les deux années à venir. « Les dispositifs de bonus et de prime à la conversion seront ajustés pour réduire l’écart de coût d’acquisition et d’usage qui apparait aujourd’hui trop important pour développer les ventes sur ce créneau » souligne l’avenant signé.

Le plafond de 60 000 euros qui limite les bonus accordés à l’achat de véhicules utilitaires électriques va être supprimé pour accélérer la transition du secteur, a indiqué le ministère de l’Économie. L’élargissement du bonus doit notamment permettre d’accompagner les professionnels dans l’achat de gros fourgons électriques de type Renault Master, Fiat Ducato ou Mercedes Sprinter, dont les prix sont parfois supérieurs à 60 000 euros dans leur version électrique. « Les dispositifs de bonus et de prime à la conversion seront ajustés pour réduire l’écart de coût d’acquisition et d’usage qui apparaît aujourd’hui trop important pour développer les ventes sur ce créneau » a ajouté le ministre.

L’accélération du déploiement des bornes de recharge constitue également une priorité de l’avenant pour permettre le déploiement des véhicules électriques. Cet été, 156 aires de services sur les 368 du réseau autoroutier seront équipées de bornes de recharge rapide. Fin 2021, elles seront 192. Une enveloppe de 100 millions d’euros y est consacrée dans le cadre de France Relance.

Les entreprises de la filière s’engagent dans une trajectoire de baisse de leurs émissions directes et indirectes en vue d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050 au plus tard.

Un groupe de travail sera constitué pour accompagner la conversion et la montée en gamme des services de l’automobile pour prendre en compte la diffusion de l’innovation technique et la digitalisation des services, l’anticipation des impacts économiques et sociaux liés à la transition écologique ainsi que la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.

L’organisation mise en place avec le Comité d’Orientation de la Recherche Automobile et Mobilité (CORAM) en 2020 sera pérennisée au moins jusqu’en 2022 pour soutenir les projets les plus structurants de la filière, dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA) en contrepartie d’engagements et d’investissements des industriels en France. En juillet 2020, plus de 150 millions d’euros ont été engagés dans 25 projets, dont 120 millions d’euros pour développer la production de composants stratégiques des véhicules électriques et hybrides rechargeables. 17 nouveaux projets viennent d’être présélectionnés pour une instruction approfondie pour la prochaine vague d’annonce d’ici l’été. Ils représentent 150 millions d’euros de soutien public demandé. Ce soutien vient s’ajouter aux 680 millions d’euros sur 3 ans octroyés pour permettre l’émergence de l’usine de batteries de nouvelle génération de Douvrin portée conjointement par Stellantis et Total/Saft.

Grâce au fonds de modernisation pour la filière automobile, 303 entreprises de la filière, essentiellement des PME, ont été financées à hauteur de 278 millions d’euros par l’Etat pour se moderniser et se diversifier. Cela représente 793 millions d’euros d’investissement industriels confortant ainsi près de 10 000 emplois.

A l’issue de cette table ronde, les constructeurs automobiles, les acteurs de la fonderie automobile et l’Etat ont collectivement pris la décision de mettre en place un plan d’actions spécifique pour faire face à ces défis structurels. Il comportera plusieurs axes :

accompagner les acteurs de la fonderie dans leur diversification et l’atteinte de l’excellence opérationnelle, grâce notamment à la mise à disposition d’experts de la part des constructeurs ; soutenir les investissements pour la compétitivité et la diversification. Au titre du plan de relance, les acteurs de la fonderie automobile ont déjà pu bénéficier de plus de 13,4 millions d’euros d’aides publiques qui sont venues soutenir 35,3 millions d’euros d’investissements productifs en France.

(avec Ministères)

 

 

One Response

  1. Encore cette transition écologique…on nous bassine pour le tout électrique comme c’était le cas il y a quelques années pour le diesel. A quand la prochaine mode….
    Messieurs et Mesdames les écologistes, votre vision des véhicules utilitaires tout électriques est sûrement une bonne idée pour les livraisons en centres villes que vous souhaitez aseptisés et silencieux comme une tombe, mais
    Et bien oui il y a un mais, car le moindre objet qui meuble votre vie est fabriqué grâce à vos idées loin de chez nous en nous évitant ainsi le bruit et l’odeur et cet objet pour atterrir chez vous à besoin d’être transporté notamment par des véhicules utilitaires qui ont aussi pour habitude de franchir des centaines de kilomètres sans stopper. Oui il arrive qu’un livreur fasse 8 à 900 km d’affilée et parfois bien plus et tout cela pour votre confort aseptisé. Les véhicules utilitaires électriques possèdent quelle autonomie, peut-être 200 km à pleine charge….alors en ce cas que direz vous à votre site de vente par internet si il vous dis que l’objet que vous avez commandé pour être livré sous 24 heures n’arrivera que dans trois jours….
    Messieurs et Mesdames les bureaucrates écologistes de dernière minute plutôt que de vouloir à tout prix faire plaisir à vos amis industriels pollueurs qui veulent faire du bénéfice sur l’électricité, apprenez aussi à dire non, dire non au massacre de notre terre pour en extraire les matières nécessaires à la fabrication des batteries, non à l’esclavagisme de jeunes enfants africains qui travaillent dans des conditions que vous n’impose même pas aux criminels en prison et qui sont dignes de nos belles années d’esclavagistes ou de pourvoyeurs en Esclaves ( relisez l’histoire de France )
    Vous vous dites tous très intelligents alors si c’est le cas faites en usage de votre intelligence, cessez d’agir, de penser et de parler comme des êtres lobotomisés.
    A vous lire.

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