Actu

Une rentrée à l’agonie pour les autocaristes

L’UNOSTRA tape du poing sur la table pour dénoncer la situation dramatique des autocaristes : « une rentrée à l’agonie », pour l’organisation qui regrette que « les messages de certains membres du gouvernement restent dévastateurs : déconseillant aux collectivités et aux enseignants de différer, voire d’annuler leurs projets de sorties, alors que les autocaristes ont tout mis en œuvre pour respecter les mesures barrières anti Covid ».

« Si le gouvernement ne relance pas ces activités rapidement par une communication mettant en lumière la sécurité sanitaire et les conditions d’accueil dans les autocars, des milliers de PME vont disparaitre emportant avec elles, des associations, des hébergeurs, tout un secteur Touristique » a indiqué l’UNOSTRA.

Autre constat amer rapporté par les transporteurs : une certaine partie des salariés refuserait de reprendre le travail. « Le télétravail les rassure ! D’autres préfèrent demander un congé maladie. Certains demandent une rupture conventionnelle, pour bénéficier du chômage en attendant d’y voir plus clair ! Les autocaristes sont atterrés ! Alors que la Branche du Transport Routier recherche 30 000 conducteurs » rappelle l’UNOSTRA.

Du côté des banques, après un bras de fer de plusieurs semaines trois organismes ont accordé un report d’échéances de 12 mois aux autocaristes (Lix bail Crédit Agricole, CC CIC leasings, CIC cls). « La négociation se poursuit avec les autres organismes financiers populaires, Franfinance, Société Générale, entre autres » écrit-elle. Reçus par plusieurs directeurs de BDF régionaux, et devant le refus catégorique de ddl Landen, de porter le report d’échéances de prêt de 6 à 12 mois, les autocaristes de l’UNOSTRA envisagent de porter l’affaire en justice.

« La demande de l’URSSAF aux entreprises, de reprendre le paiement des charges sociales de conducteurs qui vont rester au chômage partiel jusqu’en mars 2021 est ubuesque. Là aussi le bras de fer va être rude : les transporteurs ne lâchent rien ! » souligne l’UNOSTRA.

« Il en va de la responsabilité du Ministère de l’éducation nationale, et du Ministère des Finances. Les autocaristes ne sont pas prêts à mourir en silence, sans agir » conclut l’organisation.

One Response

  1. La crise sanitaire que nous traversons vient de confirmer si besoin est l’extrême fragilité économique de cette profession insuffisamment valorisée et tout aussi essentielle que le transport routier de marchandises. Elle est pour majorité tributaire des décideurs politiques dont l’objectivité et l’esprit du partage des marchés n’est toujours pas d’actualité où si peu !!!
    Les plus modestes de nos PME en sont les premières victimes et l’on assiste de plus en plus à des situations de monopole cautionnées par les autorités organisatrices aujourd’hui en région au détriment des départements mieux à même de connaître leur territoire.
    Cette situation de dépendance n’est pas sans conséquences sur il faut bien l’avouer le salaire des conducteurs (trices) , ne soyons pas étonné par le manque d’attractivité de ce métier certes valorisant mais non valorisé !!!
    Bon courage pour la suite……il va falloir peut-être montrer les dents…..

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *