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1er Comité interministériel de la Logistique : premières mesures

Logistique transport

Le premier Comité interministériel de la Logistique (CILOG) s’est tenu ce matin à Paris. Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, chargé des Transports, et Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie, ont présenté à cette occasion les 16 premières mesures principalement basées sur le transport ferroviaire. Un budget de 1,7 milliards d’euros sera consacré à la filière Logistique.

« Le gouvernement est pleinement mobilisé auprès du secteur de la logistique, qui a prouvé son rôle indispensable tout au long de la crise sanitaire que nous traversons. Je salue et remercie pleinement l’ensemble des acteurs de la logistique, maillons essentiels des chaînes d’approvisionnement de la population et des entreprises, en particulier en cette période de Noël, face aux flux de livraisons afin que chacun puisse profiter des fêtes de fin d’année » déclare Jean-Baptiste Djebbari.

Le secteur de la logistique a prouvé son rôle indispensable

Les ministres ont rappelé le rôle essentiel de la logistique, mis en lumière par la crise sanitaire. Les acteurs de la logistique – transporteurs, opérateurs, manutentionnaires, regroupant l’ensemble des secteurs routier, ferroviaire, maritime, fluvial et aérien, ont en effet été en première ligne et fortement mobilisés face à la crise de la Covid. « En assurant l’approvisionnement des entreprises et la distribution des marchandises vers les consommateurs, ils ont joué un rôle déterminant dans la poursuite de l’activité économique de notre pays. Plus généralement, la logistique est un élément clé de la compétitivité de notre industrie et elle est un levier majeur de création d’emplois. Elle est également au cœur de la transition écologique de notre économie » ont rappelé les ministres.

Les mesures annoncées sont basées sur les recommandations du rapport rédigé par Eric Hémar et Patrick Daher en 2019 pour la compétitivité de notre filière logistique. 4 objectifs ont été annoncés :

  • soutenir la décarbonation du transport de marchandises et accompagner la reprise d’activité des entreprises de la filière logistique ;
  • renforcer l’attractivité du territoire français pour la construction d’entrepôts logistiques compétitifs et efficaces sur le plan environnemental ;
  • simplifier le passage des marchandises aux points d’entrée et de sortie de notre territoire.

Parmi ces 16 mesures :

Sans surprise, le gouvernement s’est engagé à prendre  en  charge,  via  la  compensation  fret,  la  totalité  de  la redevance de circulation nette de début juillet jusqu’à fin 2020. Au-delà de cette mesure d’urgence, une enveloppe supplémentaire de 170 millions d’euros d’aide à l’exploitation des services de fret ferroviaire est prévue dans le cadre du projet de loi de finances pour 2021. Au total, le plan de relance comprend ainsi un montant de 250 M€ d’investissements spécifiques au fret. Par ailleurs, un Plan d’aide à la modernisation de la flotte fluviale (PAMI) est mis en œuvre par période de cinq ans, sous l’égide de Voies navigables de France (VNF) et cofinancé par l’Etat, depuis 2013. Avec une augmentation du budget global en le portant à 20 millions d’euros soit un triplement de la prévision initiale.

L’une des mesures a pour but d’accompagner le développement de nouvelles motorisations et le renouvellement des flottes Pour la bonne mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat, le secteur du transport et de la logistique doit atteindre le plus rapidement possible la neutralité carbone. Dans le cadre du plan de relance, différentes mesures seront mise en place pour accélérer la transition vers les motorisations des prochaines générations de véhicules: prolongement jusqu’en 2024 du dispositif du suramortissement pour les véhicules lourds à énergie alternative au diesel; mise en place sur l’ensemble du territoire national d’un mécanisme de soutien financé par le plan de relance dédié à l’acquisition des véhicules industriels électriques et hydrogènes.

Déployer une stratégie de Logistique Urbaine Durable au plus près des acteurs locaux fait partie des mesures. Le gouvernement propose l’élaboration d’une stratégie pour une logistique urbaine durable (LUD). Trois domaines d’action pour la LUD ont notamment été identifiés : les conditions de livraison (circulation et stationnement), la prise en compte des outils de planification, l’apport aux commerces de centre-ville. Au  niveau  local, dans  le  cadre  du dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), le ministère de la Transition  Écologique  a  retenu  le  programme  Innovations  Territoriales  et  Logistique  Urbaine  Durable (InTerLUD)2. Ce programme de8,2millions d’euros, défini sur la période 2020-2022et démarré courant mai.

Lire l’intégralité de la synthèse du 1er Comité interministériel de la Logistique, cliquez ici

A l’occasion de ce CILOG, les ministres ont souhaité confier à Anne-Marie Idrac, présidente de France Logistique, Anne-Marie Jean, vice-présidente de l’Eurométropole de Strasbourg et présidente du Port autonome de Strasbourg, ainsi que Jean-Jacques Bolzan, adjoint au maire Toulouse et président de la fédération des Marchés de gros de France, une mission relative à la logistique urbaine. « Ce maillon final de la chaîne logistique représente en effet une part notable du coût total d’acheminement et génère d’importants flux de trafic urbain. Ils seront amenées à proposer d’ici l’été 2021 des recommandations concrètes en faveur d’une logistique urbaine efficace, respectueuse de l’environnement et durable sur nos territoires » indique le ministère.

La filière est un élément clé de la compétitivité industrielle de notre pays

« En montrant la vulnérabilité des chaînes logistiques mondiales, la crise sanitaire a mis en lumière le caractère critique de la filière logistique et transport de marchandises. Je veux remercier tous les salariés et les indépendants qui ont permis à notre pays de continuer à s’approvisionner tout au long de la crise. Comme l’a montré le rapport Daher/Hémar, la filière est un élément clé de la compétitivité industrielle de notre pays. Nous devons reconnaître cela et investir dans cette filière. C’est tout l’enjeu du Comité interministériel de la Logistique que nous lançons aujourd’hui avec les partenaires structurés autour de France logistique. Notre ambition est grande : moderniser la filière, la décarboner et en faire un élément de la compétitivité et de l’attractivité industrielle de notre pays. Avec un investissement de près de 1,7 milliard d’euros, nous mettons des moyens pour cette ambition. Il nous faut maintenant nous mettre au travail » a ajouté Agnès Pannier-Runacher.

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