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Entrepôts du commerce en ligne : un collectif réclame un moratoire

30 000 emplois créés

Un groupe de commerçants, élus et associations demande au gouvernement une suspension de deux ans des projets d’entrepôts et «méga-centres de tri» du commerce en ligne. Premier visé : Amazon et son homologue chinois Alibaba. TLF demande « d’arrêter de tirer sur les logisticiens. » Pour la fédération, les entrepôts ont été créateurs de 30 000 emplois.

Rédigée par 28 députés et déposée le 2 juin, une proposition de loi envisage de «protéger le commerce de proximité d’une concurrence déloyale».

A eux deux, Amazon et Alibaba, n’ont pas moins de 11 projets d’entrepôts d’ici deux ans. « Quatre ont déjà été autorisés par l’État et l’autorisation de plusieurs d’entre eux aura potentiellement lieu dans les prochains mois, voire les prochaines semaines », ajoutent les députés qui annoncent, avec ces projets, la destruction de 6 500 emplois. « Ces projets d’entrepôts échappent à toute demande d’autorisation d’urbanisme spécifique et de taxe sur les surfaces de plus de 400 m2 (TaSCom), sans parler de la fraude à la TVA démontrée publiquement, ce qui engendre une concurrence déloyale», affirment-ils.

« Les leçons du confinement sont à peine tirées que le logisticien est de nouveau la cible d’attaque caricaturale. La crise COVID a montré l’utilité et l’efficacité des organisations logistiques et particulièrement celle de l’e-commerce. Il est contradictoire de se féliciter de l’accès des Français à l’ensemble des produits en quelques heures et de refuser de voir les organisations qui sont derrières. » déclare Eric Hémar, président de l’Union TLF.

Pour TLF, « les sites logistiques e-commerce permettent aujourd’hui de livrer en territoire rural ou dans des zones difficiles des gammes de produits qu’aucune petite surface de vente ne pourrait fournir. Dans des zones plus denses, ils sont un véritable complément d’une offre de proximité car l’offre e-commerce se combine de plus en plus souvent avec celle d’un magasin physique. » Les entrepôts créent de l’emploi, souvent qualifié, grâce à l’automatisation. « En 2019, la branche transport et logistique a créé plus de 30 000 emplois nets » rappelle la fédération.

« Alors arrêtez de tirer sur le logisticien ! » lance TLF avant d’ajouter : « il est au service d’un mode de consommation que nos concitoyens ont choisi et adopté, en donnant accès à tous les produits au plus grand nombre. »

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