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Etude CNR : le TRM Roumain, l’un des plus actifs en Europe

Dans une nouvelle étude, le CNR révèle que le transport routier roumain a sensiblement évolué sur trois ans sur le volet social des conducteurs mais aussi sur le volet européen. Il est l’un des plus actifs aujourd’hui en Europe.

En 2020, le kilométrage annuel du véhicule baisse fortement par rapport à 2017, -8,5 %, pour s’élever à 136 700 km par an. « Cette évolution est notamment due à des retours plus fréquents des conducteurs à leur base, en raison de contrôles routiers et de la pression exercée par les pays de l’ouest de l’Europe dans le cadre du paquet mobilité » indique le CNR dans son étude.

Le pavillon roumain reste dynamique sur le plan international. Présent notamment à l’ouest de l’Europe, il réalise plus de 30 % de son activité entre pays tiers et près de 7 % en cabotage.

Le CNR met en avant les principaux changements comme le doublement du salaire minimum interprofessionnel, le transfert de charges depuis l’employeur vers le salarié et l’introduction de la majoration des indemnités de déplacement sont les principaux changements.

Le salaire brut du conducteur roumain passe de moins de 400 € à 565 € en trois ans, « conséquence directe du salaire minimum qui a doublé entre 2016 et 2020 ». Le montant journalier des indemnités de déplacement étant négocié sur une base individuelle, leur montant journalier atteint 68 € par jour sur 22 jours par mois. Le kilométrage du conducteur se replie de -6 % depuis la dernière étude tandis que son coût augmente de 31 %. Au bilan, le coût de l’heure de conduite passe ainsi à 11,81 €, en augmentation de 31 % par rapport à 2017. Le revenu net pour le conducteur passe de 15 227 à 20 490 € par an, soit +34,6 %.

D’autres augmentations de coûts viennent s’ajouter. C’est le cas des péages (+37 %), de l’entretien-réparations (+16 %) et du coût de détention du véhicule (+12 %). La baisse du coût du carburant (-9 %) et de l’assurance véhicule (-12 %) ne suffisent pas à contrebalancer le résultat final. Au moment de faire les comptes, le coût kilométrique d’un poids lourd 40 tonnes roumain affecté à l’international, hors coûts de structure, se situe à 0,76 € contre 0,64 € en 2017, en augmentation de 19 %. En ajoutant les coûts de structure, évalués autour de 8 % du coût total, le coût complet monte à 0,83 € au kilomètre en 2020, dans les conditions constatées avant la crise sanitaire.

Lire l’étude sur le TRM roumain dans son intégralité

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