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160 217 salariés du TRM exposés à des conditions de travail pénibles

Selon une étude que vient de publier le ministère du travail, 160 217 salariés du transport et de l’entreposage sont exposés à des conditions de travail pénibles. Ils pourraient être plus nombreux (+31%) puisque le compte professionnel de prévention (ex-Compte personnel de prévention de la pénibilité), ne comporte plus que 6 critères et ne prend plus certains comme la manutention manuelle de charge ou les postures pénibles pourtant propres au TRM.

Toujours selon cette étude, le transport et l’entreposage fait partie des ses secteurs d’activité au plus fort taux de salariés potentiellement concernés par les facteurs de pénibilité.

Arrive en tête le travail de nuit qui est considéré comme facteur de pénibilité pour 94 141 salariés du secteur. Les postures pénibles et le travail en équipes alternantes suivent avec respectivement 46 950 et 75 734 salariés concernés. Les charges lourdes, le bruit et les températures extrêmes touchent pour chacun des facteurs près de 18 000 salariés. Les produits chimiques concernent une part non négligeable des salariés, autant que les facteurs cités.

Les secteurs présentant les taux de fréquence d’accidents du travail les plus élevés sont la construction, l’agriculture, mais aussi le transport et l’entreposage. Il représente pour le secteur un taux de fréquence des AT avec arrêt de travail de 29%. 63 000 accidents du travail sont enregistrés chaque année dans le secteur du transport et de l’entreposage (82 000 dans la construction).

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) et les affections causées par l’amiante représentent la grande majorité de ces maladies professionnelles (respectivement 87,6% et 6,6%). Pour le secteur du TRM, le nombre et les fréquences des reconnaissances de maladies professionnelles pour TMS sont respectivement de 2 000 (par an, 7e secteur) et de 8%.

Pour rappel, la loi du 20 janvier 2014 avait instauré un Compte personnel de prévention de la pénibilité (C3P) afin de promouvoir la prévention et la réparation des expositions à des conditions de travail ayant des effets durables et irréversibles sur la santé. Ce compte permettait au salarié exposé à des conditions de travail pénibles au-delà de certains seuils d’acquérir des points sur son C3P chaque année, selon son degré d’exposition. Ces points peuvent être utilisés pour financer soit une formation permettant d’accéder à un emploi moins exposé à la pénibilité, soit une réduction du temps de travail avec compensation de la perte de salaire, soit une anticipation de l’âge de départ à la retraite (allant jusqu’à 2 ans).

En décembre 2017, le C3P a été transformé en compte professionnel de prévention (C2P), ne comportant plus que 6 critères (travail de nuit, travail en équipes successives alternantes, travail répétitif, activités exercées en milieu hyperbare, températures extrêmes, bruit), écartant donc les critères concernant les agents chimiques dangereux, la manutention manuelle de charge, les postures pénibles et les vibrations mécaniques.

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