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Report de la suppression de l’avantage fiscal GNR : la colère des transporteurs

Les transporteurs une nouvelle fois oubliés

Les fédérations du transport routier, la FNTR, TLF et l’OTRE, ne sont pas contentes et le font savoir. Dans le cadre du projet de loi de finances rectificative 3, le gouvernement a déposé un amendement visant à reporter d’un an la suppression de l’avantage fiscal pour les entreprises sur le Gazole Non Routier (GNR). Une décision qui ravit les entreprises de BTP ainsi que le transport frigorifique mais qui met en colère les transporteurs. En effet, le même gouvernement refuse obstinément le report au 1er janvier 2022 de l’augmentation de la fiscalité sur le gazole professionnel.

Les fédérations parlent « d’une relance à deux vitesses qui traduit au mieux un certain amateurisme, au pire l’absence totale d’une vision stratégique de la politique des transports en France ». Les entreprises du Transport routier et de la logistique dénoncent « une inégalité de traitement incompréhensible. »

« Pour le BTP seul, la mesure revient à un manque à gagner fiscal pour l’État de 700 millions d’euros. Une mesure saluée par les acteurs du Transport et de la Logistique car elle permet en effet de donner un peu d’air à des secteurs d’activité qui en ont besoin. Pour autant, les transporteurs, par la voix de leurs organisations professionnelles, s’étonnent d’un traitement tout à fait inégal des différents secteurs d’activités par le Gouvernement » font-elles savoir.

Les fédérations reviennent par ailleurs sur la coût beaucoup moins important que les 700  millions d’euros de manque à gagner fiscal avec le BTP : « Le régime fiscal sur le gazole professionnel n’est pas un avantage donné aux entreprises, il est un mécanisme de régulation des distorsions de compétitivité entre les entreprises des différents États membres au sein de l’Europe. Ce refus gouvernemental n’aura qu’un seul effet, celui de rendre nos entreprises françaises de transport encore moins compétitives et ne touchera pas les étrangers. Pourtant cette mesure ne coûterait «que» 140 millions d’euros. Une différence de traitement d’autant plus incompréhensible pour les transporteurs qu’ils ont assuré l’approvisionnement de la Nation et la continuité de la chaîne logistique pendant la crise. »

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