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L’IRU s’intéresse à l’impact des données numériques dans le TRM

Le transport à l’ère numérique

L’IRU qui représente les transporteurs internationaux s’est penchée sur l’impact des données numériques dans le transport routier de marchandises. Elle a organisé la semaine dernière un Forum afin d’échanger sur la gestion des données entre les différents acteurs et intérêts avec un objectif : libérer le plein potentiel de l’économie des transports numériques.

Participaient à cette rencontre la Communauté européenne des sociétés ferroviaires et d’infrastructure (CER), l’Association internationale des transports publics (UITP) , le Conseil européen des chargeurs (ESC), l’Association européenne des constructeurs automobiles (ACEA) et BusinessEurope, ainsi que des experts de l’IRU pour partager leurs points de vue et leurs attentes sur les défis actuels et futurs de la réglementation des données.

Concilier partage de données et confidentialité des données

Les impacts de la numérisation se font sentir partout. La numérisation a posé de nouveaux défis concernant l’accès et la collecte, le stockage, la confidentialité, le partage, l’utilisation et la sécurité des données. Par exemple, les véhicules équipés de systèmes numériques peuvent produire jusqu’à 25 Go de données par heure, les véhicules autonomes devant produire des téraoctets de données sur une période similaire.

Les données numériques peuvent inclure des informations sur les clients, la consommation de carburant, les itinéraires et même la charge du véhicule. Certaines de ces informations peuvent être très sensibles sur le plan commercial, surtout si elles sont regroupées au niveau de la flotte. Néanmoins, la possibilité de collecter des données numériquement à partir de différentes sources, y compris les véhicules et les opérateurs de transport, offre de nouvelles opportunités intéressantes pour améliorer l’efficacité et la durabilité du secteur du transport routier.

Dans sa stratégie en matière de données, la Commission européenne a identifié le secteur des transports comme un domaine stratégique important, en particulier compte tenu de la transition vers les véhicules autonomes. « Il a toutefois reconnu que le manque actuel de confiance dans les données représente l’un des principaux obstacles au partage de données d’entreprise à entreprise dans le secteur » souligne l’IRU.

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Aligner l’approche du transport routier sur les données

« Une position coordonnée et alignée des acteurs du transport s’impose donc de toute urgence » estime l’organisation internationale. Le Forum des parties prenantes de l’IRU sur les données a répondu à ce besoin en offrant aux participants la possibilité de réfléchir à des idées, de débattre, de partager des connaissances et d’aligner leurs points de vue sur l’accès, l’utilisation et la réutilisation des données d’entreprise à entreprise dans le but de proposer un proposition législative à l’appui de la stratégie de données de la Commission européenne récemment publiée.

«Les données devenant de plus en plus la nouvelle monnaie mondiale et l’UE entrant dans une nouvelle phase de régulation de l’économie numérique, les entreprises de transport de passagers et de marchandises devraient être habilitées à utiliser efficacement les données pour prendre les meilleures décisions pour leurs entreprises. Le sujet est prioritaire pour tous, c’est pourquoi nous avons décidé de consacrer notre conférence annuelle de l’UE, qui se tiendra en juin, à ce sujet », a commenté la déléguée générale de l’IRU, Raluca Marian.

Hervé Rébillon
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